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Le Site de Béatrice et Gilles BATAILLE-WINTERHALTER LES ECCLESIASTIQUES AYANT DESSERVI LA PAROISSE L'église fut en premier lieu desservie par les ecclésiastiques de Volgelsheim :
La Paroisse fut ensuite desservie par les ecclésiastiques d'Heiteren :
A ce moment là, la Paroisse devient indépendante et ses propres curés y sont nommés :
De nombreux renseignements complémentaires existent, contactez-nous ! LEXIQUE : PAROISSE : une paroisse se caractérise généralement par 3 éléments principaux : l' église + ses fonds baptismaux + les registres paroissiaux s'y rattachant. Au Moyen-Âge, les paroisses étaient desservies par un curé "parochus". A cette époque, certains curés titulaires se faisaient remplacer par un prêtre qu'ils rémunéraient et se faisaient appeler "recteurs", les dits prêtres étaient "curatus" ou "vicarius". ANNEXE ou FILIALE : l'annexe ou la filiale peut désigner une commune n'ayant pas d'église, mais surtout une localité du ressort d'une paroisse. Elles sont généralement desservies par un "vicarius", le vicaire ou par un curé "parochus". Le processus de séparation de la filiale de la paroisse-mère est souvent long et le plus souvent successif à une réclamation des représentants du village qui se plaignent auprès de l'évêque des négligences ou des abus du curé, de la distance les séparant de l'église, des chemins difficiles d'accès ou du retard du curé pour administrer les derniers sacrements à un mourrant.Lorsque la charge du curé devenait trop lourde, pour raison de santé ou de grand âge par exemple, l'évèque faisait obligation de "tenir un vicaire". Si les habitants de la filiale déposaient réclamation auprès de l'évèque, et ce malgré la présence d'un vicaire, le Doyen du chapitre rural était dépêché sur place pour y enquéter avant de rendre compte à l'évêque. Il faut alors obtenir l'accord du curé qui, généralement n'entend pas perdre une partie de ses revenus, du collateur et des décimateurs qui, souvent ne souhaitent pas se voir attribuer des charges supplémentaires. Si un accord intervient, est nommé un "vicaire résident" qui dépend du curé, qui devient "vicaire perpétuel", il sera nommé curé ultérieurement, lorsque sera constaté la "consommation du démembrement". COLLATEUR : l'Ancien Régime avait adopté un système hérité du Moyen-Age qui voulait que l'évêque ne nommait pas directement et systématiquement aux paroisses comme c'est le cas actuellement, mais prononçait l'admission selon les capacités du candidat présenté par le collateur que l'on pourrait qualifier de "patron" du prêtre qui passait alors d'une paroisse à l'autre, ce que l'on pourrait qualifier en quelque sorte de promotion, même certaines fois de disgrâce selon le poste attribué. Le droit de collation s'hérite ou se vend avec les seigneuries. Les collateurs pouvaient être soit des religieux, soit des laïcs. Parmi les institutions religieuses de la partie alsacienne du Diocèse de Bâle, on relève par exemple : l'abbé de Murbach, l'abbé de Lucelle, l'abbesse de Masevaux, les Jésuites du collège d'Ensisheim, de l'Oelenberg, de Saint Morand ou l'évêque de Bâle, les différentes collégiales, l'évêque de Strasbourg, le Grand Chapitre de la Cathédrale de Strasbourg et différents couvents de Bâle. Les collateurs laïcs sont moins nombreux. En premier, le Roi qui nomme les "cures royales", ensuite les Seigneurs tels les Ribeaupierre, le Duc de Wurtemberg, les d'Andlau, Berenfelds, Eptingen, Flachslanden, Hagenbach, Montjoie, Reich de Reichenstein, Reinach, Rosen, Rothberg, Schauenbourg, etc.. CURE: le "curé royal" est présenté et rétribué par le Roi, il administre la paroisse en son nom, paroisse souvent créée par le Roi lui-même. Dans les paroisses gérées par les religieux, l'abbaye est "curé primitif" et le religieux tantôt vicaire, tantôt curé. Dans les paroisses gérées par un chapitre collégial, l'un des "chanoines", le "custos" est administrateur. Dans le cadre du chapitre rural ou doyenné, un curé élu par ses confrères remplit les fonctions de "doyen", de "camérier" ou d' "archiprêtre". L'entrée en fonction du curé se fait en trois temps : 1) présentation par le collateur 2) admission ou investiture par l'évêque 3) prise de possesion de la paroisse ou canonicat. Ces événements sont généralement datés, mais on possède comme repère la première signature dans un des registres paroissiaux, date souvent approximative. Cetaines fois le curé indique clairement la date de sa prise de fonction en inscrivant la mention "incipit". La date de fin de fonction peut être connue grâce à l'admission à un autre poste, par la dernière signature dans un registre ou par l'arrivée d'un successeur. On trouve également les "résignations ou renonciations" au poste, qui se font lorsque les curés sont âgés ou malades, ils se résignent alors en faveur d'un vicaire ou d'un parent en se réservant une rente sur ses revenus. VICAIRE : jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, on le trouve dans les paroisses qui ont des annexes ou lorsque le curé est vieux ou malade et ne peut exercer pleinement son office. Lorsque l'évêque l'impose, il est administrateur, "vicarius substitutus". A partit de 1750, tout prêtre est vicaire avant d'obtenir une cure. Le "vicaire résidant " est celui en charge d'une annexe et y résidant. C'est le Concile de Trente qui a donné aux évêques le pouvoir de nommer les vicaires : "vicarii ab episcopo eliguntur", l'évêque nomme, même contre le gré du curé en place, démet, mute ou révoque le vicaire sans autre avis que le sien. Le "vicaire général" est un ecclésiastique nommé par l'évêque pour exercer sa juridiction. CHAPELAIN : dans les paroisses, le "primissaire" est chargé d'assurer la première messe du matin. Dans les collégiales on trouve des "soumissarius", dépendant de l'évêque ou du prévôt, chargés de la Grand'Messe, "Summa Missa", et des "annimissarius" chargés de la messe des défunts. Il y a aussi ceux qui sont au service du Seigneur et dits "privés" ou "domestiques". CHANOINE : prêtre attaché à un chapitre ou une collégiale, tenu d'assister aux offices. Dans chaque collégiale il existe une liste de succession où la dignité la plus élevée est le "prévôt", puis le "doyen ou decanus", vient ensuite le "custos", le "chantre ou cantor" et enfin le "cholasticus ou écolâtre". PREBENDIER : il faut pour celà posséder une "prébende",c'est à dire un revenu rattaché à sa charge ecclésiastique, ce sont essentiellement les membres du Grand Choeur de la Cathédrale. PLEBAN : ou "plebain" ou "plebun", il s'agit d'un curé desservant une paroisse, mais aussi le membre d'un clergé paroissial vivant en communauté et suivant des règles communes. Plus particulièrement il s'agit aussi d'un chanoine qui avait la charge des fidèles soumis à la juridiction d'une église cathédrale ou d'une collégiale. |