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Le Site de Béatrice et Gilles BATAILLE-WINTERHALTER LE MARIAGE
Au XIIème
siècle, alors que le mariage devient un sacrement, le français intègre
la notion active du concept, le "donner en mariage" évolue
en "action de (se) marier". Au XVème
siècle, le mariage est lexicalement un état. Au deux siècles suivants,
ce terme ne signifie plus seulement l'union de deux âmes, mais on
l'emploie aussi métaphoriquement, exemple : le mariage de deux couleurs,
de deux vers... Au XVIIème siècle, il désigne le jour "J"
ou la célébration des noces. Le suffixe "-age"
est simple, il s'agit uniquement d'un nom tiré d'une base verbale,
comme beaucoup d'autres... Selon la définition
docte du dictionnaire le terme mariage signifie l'union légitime d'un
homme et d'une femme par le lien conjugal, mais on peut employer les
termes suivants : Mariage sous la cheminée
: union secrète contractée entre un homme et une femme, sans que les
formalités légales aient été remplies. Mariage in extremis
: union conjugale contractée dans un temps où l'une des parties est
en danger de mort. Mariage en détrempe,
commerce illicite sous quelque apparence de mariage. On dit proverbialement,
dans le même sens, mariage de Jean des Vignes, tant tenu, tant payé,
ou simplement, mariage de Jean des Vignes. Mariage de la main
gauche : mariage qu'un prince ou seigneur contracte avec une femme
d'un état inférieur, en lui donnant, dans la cérémonie nuptiale, la
main gauche au lieu de la main droite. Les enfants qui naissent de
ce mariage n'héritent pas de la dignité et du pouvoir de leur père. Historiquement, la
première forme de mariage apparaît sous l'Empire Romain, elle légalise
par le droit une vilaine habitude qui consistait à enlever de manière
plus ou moins brutale la femme désirée, enrobée de termes juridiques
: elle devient un mariage de fait ou mariage
per usum, après un an de cohabitation, cette union est considérée
comme valide à moins que l'épouse ne découche trois nuits d'affilée.
Puis les mêmes Romains mettront au point trois formes de mariages
relativement moins barbares mais où le rapt de l'élue n'est plus de
rigueur. Cette dernière, cependant, doit obéir aux desiderata de son
père : - mariage
cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité
filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme. -
mariage coemptio le père, dans cette union, opère une
transaction commerciale avec son gendre. -
mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l'aristocratie,
et se pratique sine manu,
c'est-à-dire sans passage de l'autorité du père au fils, ainsi, l'épouse
peut conserver ses droits et ses biens. Certes la femme n'est
plus capturée par son futur mari, mais c'est encore un homme qui choisit
sa destinée. Sous la République
(509-31 av. J.-C.), le mariage ne connaît pas de changement notable,
mais il traverse une crise importante au cours de l'Empire (27 av.
J-C à 476 apr. J-C). Seuls les citoyens romains peuvent convoler en
justes noces. Les autres : étrangers, hommes libres ou affranchis
ne peuvent légaliser leur union avec une femme de leur classe, et
même avec une citoyenne romaine. Ne parlons pas des couples d'esclaves
qui ont tout juste droit au contudernium
ou "camaraderie de tente"... Cette absence de législation
pour tous encourage certains à recourir aux bonnes vieilles habitudes
: le rapt. Les laissés-pour compte du mariage reviennent aux manières
brutales du concubinage forcé, si bien que celui-ci se perpétue dans
la Basse Antiquité chrétienne. Des noms célèbres illustrent ce fait
: Saint Augustin " vit quinze ans avec une concubine dont il
a un enfant. Lorsqu'il atteint trente ans, ses parents l'obligent
à se marier. Il doit répudier sa concubine de rang inférieur. En attendant
que sa fiancée officielle atteigne l'âge nubile, Augustin s'empresse
de prendre une autre maîtresse". Le pouvoir spirituel ne condamne
pas ouvertement ces pratiques, car les exemples sont légion ; au concile
de Tolède en 400, l'Eglise affirme : "Celui qui n'a pas de femme,
mais qui tient une concubine pour femme peut communier à condition
qu'il se contente d'une seule femme, épouse ou concubine". Charlemagne, empereur
d'Occident en 800, a quatre épouses officielles, d'innombrables maîtresses
et cinq concubines. Ces dernières sont cependant reconnues et acceptées
jusqu'au moment où l'empereur, lassé, les chasse ; leurs enfants ne
sont pas des bâtards, même si ils héritent rarement. Dans l'Europe du haut
Moyen Age, l'Eglise qui a renforcé son pouvoir se sent plus concernée
par cette institution. Un seul Dieu, une seule église, et donc un
seul mariage, elle est moins laxiste, condamne l'inceste et interdit
les mariages entre consanguins, si fréquents dans les familles aristocratiques,
qui ne veulent pas émietter leurs pouvoirs et leurs terres. En 1059,
une encyclique papale en précise l'interdiction par la règle des sept
degrés : "Tout homme ayant pris femme dans les limites du septième
degré est astreint canoniquement par son évêque à la renvoyer, son
refus entraînerait l'excommunication". Si cette sanction peut
paraître légère de nos jours, elle était redoutée à l'époque médiévale.
Cependant cette juste injonction ne dure guère, et se réduit au système
de quatre degrés en 1215 (concile de Latran IV) puis à trois en 1917.
La forme de mariage comme nous l'avons aujourd'hui apparait seulement
en 1564. Le Moyen-âge n'offrait que peu de possibilités d'union maritale
aux cadets des grandes familles, l'aîné était logiquement désigné
pour porter le titre et conserver les terres, les enfants puînés "choisissaient"
entre le métier des armes et la carrière ecclésiastique, ces circonstances
ont donné lieu à une forme d'amour courtois ou chevaleresque, sorte
de flirts amoureux entre enfants bien nés où les hommes passaient
des épreuves pour pouvoir porter le ruban de leur belle lors des tournois
guerriers, déclarer leur flamme par de longs poèmes... Mais tout ceci
restait platonique et a donné lieu à un genre littéraire bien particulier.
Au XVIIe siècle, l'Eglise
introduit le consentement réciproque des époux et inclut le mariage
dans la liste des sacrements, elle s'arroge le droit de savoir ce
qui est juste et ce qu'il ne faut pas faire. On pourrait qualifier
la Renaissance de période romantique, l'amour est à la mode et donc
le mariage secret ou officiel, Rabelais puis Montaigne condamnent
fortement les jeunes gens "qui se marient derrière le dos de
leurs parents". Le royal Henri II en rajoute par son édit qui
autorise les pères à déshériter les fils désobéissants qui se sont
mariés sans le consentement paternel. A l'Epoque Moderne,
le roi Soleil encourage les unions lucratives par sa réforme fiscale,
entre une aristocratie appauvrie (rappelons que les nobles n'avaient
pas le droit de travailler) qui cherche à redorer son blason et une
frange roturière de la population enrichie par le commerce, par des
charges de hauts fonctionnaires... Seul l'aîné peut prétendre au mariage,
ses frères et sœurs connaissent des destinées qui les propulsent dans
des couvents et autres monastères , ainsi que sur les champs de batailles.
Le changement notable
se produit après la Révolution Française, les citoyens peuvent contracter
un mariage en présence d'un officier d'état civil. Evidemment, l'autorité
papale qui régnait en maître condamne cette nouveauté en 1880. Les adeptes de l'union
libre sont nombreux au début du XXème siècle, dans ces années marquées
par la crise, la Première Guerre mondiale, la psychanalyse et le surréalisme.
Les hommes politiques se sentent concernés au plus haut point par
cette institution, Léon Blum écrit un essai Du
Mariage où il explique qu'il ne faut se marier "qu'au moment
où l'on se sent disposé pour le mariage, quand le désir des changements
et des aventures a fait place (...) au goût de la fixité, de l'unité
et du repos sentimental". Les enfants, "on les fera plus
tard" car " à 20 ans l'enfant déforme les femmes, à 30 ans
il les conserve, et je crois bien qu'à 40 ans il les rajeunit."
Le flot de la liberté sexuelle submerge 60 ans plus tard l'Europe,
avec ses corollaires : liberté et indépendance de la femme, contraception
et légalisation de l'avortement qui quelques années plus tôt était
la cause de mariage forcé afin d'échapper au dégradant statut de fille-mère.
Les années 70 connaissent une chute dans les statistiques du nombre
des mariages, chute qui se prolonge jusqu'au début des années 90,
le mariage revient à la mode, et la jeune fille rêve de nouveau de
sa robe blanche... Aujourd’hui tout est moins conventionnel … Les jeunes femmes se
mariaient à l’âge de la puberté, 14-16 ans. Tandis que les garçons
se mariaient un peu plus vieux c’est-à-dire vers l’âge de 25- 30 ans.
Par contre, si un homme allait dans l’armée alors le mariage n’était
pas célébré avant 40-45 ans. Une femme pouvait se
remarier 2 ou 3 fois dans sa vie et les veuves étaient très recherchées.
Voici un exemple: un jeune fille se marie à l’âge de 16 ans avec un
homme de 40 ans. L’homme meurt d’une maladie 10 ans plus tard. Alors
la jeune fille a maintenant 26 ans. Elle décide de se remarier avec
un autre homme de 40 ans, celui mort peu de temps après. Elle devient
veuve pour la deuxième fois et EN PLUS, elle a sûrement hérité de
la fortune de ses deux maries se qui fait qu’elle est très rechercher
par les hommes. Les veuves âgées de 30-40 ans on une position très
enviable. Du côté des hommes,
ils ont le choix entre une fille de 14 ans sans expérience, sans fortune
mais souvent vierge ou une veuve souvent plus âgés qui possède une
certaine fortune (argent ou bien immobilier) avec une expérience de
la vie et qui connaît les tâches ménagère à accomplir dans une maison.
C’est le dilemme qui se présente aux hommes. Il y avait 3 façon
de se marier. -
La première est la plus ancienne mais la
plus solennel. On dit que c’est la Confarreatio, lié ensemble. C’est
un mariage qui ressemble beaucoup au mariage d’aujourd’hui avec quelques
différences. Ce type de mariage va disparaître vers la fin de la république.
Voici en gros: la femme porte un voile orange, qui désigne la couleur
de Jupiter, une couronne attachée à la tête que l’on nomme la verveine
qui représente la fécondité, une tunique blanche et une ceinture en
laine, qui représente la modestie. Il y avait une cérémonie au temple
de Jupiter, ensuite le couple partait en cheval a la maison et il
y avait une fête qui durait plusieurs jours. La mariée donnait des
monnaies au ancêtres de la famille du marié et bien sur à la fin,
la fille était apportée au lit conjugale. -
Le deuxième type de mariage était pratiqué
seulement chez les romains c’est le Coemptio. Dans la maison des parents
de la mariée, le nouveaux couple se donnait de l’argent et les parents
pouvaient les déclarer marie et femme. -
Le troisième et le dernier était fort simple.
Un homme et une femme s’installaient dans une maison. Si après une
année complète l’épouse ou l’époux n’a pas parti pendant une nuit,
ils sont déclarés marier. L'institution est très
ancienne. Elle est d'origine religieuse, en raison du caractère théocratique
des premières sociétés organisées. Chez les Grecs, le mariage a pour
principale fonction de perpétuer la famille ; la femme est sous l'étroite
sujétion de l' époux, qui en est le véritable propriétaire. Dans la
Rome antique, le connubium est un privilège des citoyens, soucieux
de ne pas mélanger les castes. Ulpien et les Institutes posent trois
conditions à sa réalisation : la puberté ; le consentement des conjoints
et de leurs chefs de famille ; 3°
la capacité. Le concubinat est admis et réglementé par les jurisconsultes. Le christianisme va
mettre en relief le sacrement du mariage, qu'il répute indissoluble.
Le consentement y tient un rôle prépondérant. En France, avant la
Révolution française, le mariage est un acte essentiellement religieux,
consigné sur les registres paroissiaux. En 1804, dans le Code civil,
il devient un contrat civil, indépendant de la bénédiction nuptiale
: il est donc laïcisé. De très nombreuses lois ont, surtout au XXe
siècle, modifié les articles du code qui le régissent. La plupart
de ces réformes ont simplifié les conditions et formalités requises
pour la célébration. Mais la liberté des mœurs a, aujourd'hui, pour
conséquence une relative défaveur du mariage. Bien que la force du
lien matrimonial ait été tempérée par l'admission du divorce - lui-même
réformé dans un sens libéral -, l'union libre est plus fréquente qu'autrefois.
Le mariage reste cependant une institution essentielle des sociétés
contemporaines. Pour ce jour si particulier,
les femmes ont toujours mis leur plus belle toilette. Toutefois, ce
n’était pas la robe d’une seule journée. Elles pouvaient
la modifier ou l’accessoiriser pour l’occasion. Cette tradition,
qui a ensuite revu le jour à la fin du XIXe siècle, a manifestement
été oubliée au Moyen Age. En effet, à l'époque médiévale, cette coutume
de porter du blanc fût mise à l'écart, pour se concentrer
sur l'écru. Il n'était pas d'usage de porter une
robe spécifique pour le mariage mais plus simplement sa plus jolie
robe, même dans les milieux favorisés. Il faudra attendre la Renaissance,
puis le XIXe siècle pour que la future mariée
se montre en robe blanche, symbole de pureté. Dès lors, les robes
deviennent plus courtes aussi, et le règne de la robe longue s'essouffle
un peu. Depuis les années
80, on assiste à un retournement de la situation avec
une augmentation du nombre des mariages célébrés de manière traditionnelle
dans une tenue spécifique. Désormais, on choisit un modèle classique
ou romantique (robe princesse ou robe crinoline). La longue robe avec
traîne continue de symboliser la robe qui transforme la jeune femme
en reine d’un jour. Noir ? Blanc ?
A l’origine, le blanc était couleur de deuil ! C’est encore le
cas dans beaucoup de pays en Orient et c’était ainsi à la cour des
rois de France. L’église s’est emparée
de cette tradition au milieu du XIXème siècle, par réaction entre
autre, à l’enracinement de la république, qui supplantait les valeurs
de la tradition religieuse. Les femmes pratiquantes affirment leur
virginité en portant le blanc. Dans la chrétienté, le blanc est le
symbole de la pureté. C’est la couleur des êtres associés à Dieu dans
sa gloire. C’est la couleur de la robe du baptême, c’est la couleur
du vêtement du Christ lors de la résurrection, c’est la couleur de
la robe des communiantes et des aubes des communiants. La robe blanche n’est
pas la couleur de la robe de la mariée ! En réalité il s’agit
de la robe de fiançailles de celle qui se dirige
vers le mariage ! La marié se doit d’arriver pure au mariage
… Mais on dit que la virginité est un état d’esprit … Et quid du marié ?
Il n’est point en blanc et longtemps la tradition lui a fait porter
du noir. La mariée ensuite revêtait une robe de couleur le jour de
ses noces. Le blanc est aussi
la couleur de la lumière et de l’éclat. En Orient, dans les mariages
à la campagne, on éclaboussait la mariée de lait, breuvage de vie
et tout naturellement symbole de fertilité. Le lait symbolise la mère,
le premier amour.
Vous êtes de confession
israélite : les religieuses qui se marient à la synagogue doivent
respecter certaines règles d'ordre vestimentaire. Pour passer devant
Dieu, elles préfèrent adopter une robe de mariée typique : la snihout
qui respecte certains codes au niveau de la jupe, des manches et du
col. Pas question d'arborer votre peau. Certaines robes créés par
des fabricants ou des créateurs attentifs à vos convictions sont transformables
et laissent dévoiler vos bras, par exemple en cas de mariage estival.
Les demoiselles moins à cheval sur ces principes se laissent aller
à la fantaisie... Pour celles qui sont originaires d'Afrique du nord,
la cérémonie du henné (avant le mariage religieux) impose une tenue
particulière, inspirée des contes des 1001 nuits, une djellaba, le
plus souvent. Vu que le mariage civil (en semaine) n'a pas lieu le
même jour que le mariage religieux (un dimanche), la tenue à la mairie
diffère de celle dudit Grand jour. Un tailleur jupe ou un tailleur
pantalon, voire même une autre robe de mariée. Vous êtes de confession
hindouiste : le sari est de circonstance aussi bien chez la femme
que chez l'homme (dit le vesti). Il est le vêtement de mariage par
excellence. Les couleurs vives sont aussi l'honneur. Pour les pratiquantes,
les étapes du mariage sont plus importantes que la tenue en elle-même.
Les non-pratiquantes, attachées à leurs racines les rappelleront en
revêtant une tenue couleur locale. Pas d'impératif, donc ! La robe
est à assortir avec l'ombrelle et les gants. Vous êtes de confession
bouddhiste : là encore, le choix de la robe de mariée dépend de votre
attachement et de votre pratique à la religion. Que vous soyez originaire
de Chine, de Thaïlande ou de Corée, les célébrations ne sont pas les
mêmes. Dans la plupart des cas, vous adopterez la tenue traditionnelle
de votre pays d'origine, le plus souvent haute en couleurs. Les ensembles
chemisiers, vestes, châle et jupes longues sont généralement choisis
pour s'habiller de façon traditionnelle, au temple. Dans la soirée,
si vous avez choisi une fête à la limite entre l'orient et l'occident,
changez de tenue et optez pour une robe toujours aussi chic et colorée. Habituellement la couturière
venait à domicile confectionner la robe de mariée et c'est elle qui
l'habillait le matin car, si la jeune fille doit avoir préparé tout
son trousseau, elle ne doit surtout pas avoir cousu sa robe, ça porte
malheur. Elle ne doit pas non plus se regarder dans une glace en l'essayant.
Le cortège : même
si la maison est éloignée de plusieurs kilomètres, on s'y rend à pied
ou en char à bancs. Quand une jeune femme se marie et qu'elle a eu
un enfant auparavant l'enfant se place devant la mariée en tête de
cortège et porte la couronne. Le cortège est précédé d'un violoniste
dont l'instrument est orné de rubans. Dans les mariages plus importants,
c'est un orchestre : violons, pistons... qui joue les airs de marches
entraînant le cortège et puis des airs de danse traditionnels lors
du bal. L'alliance : Son origine viendrait de l'anneau métallique
que s'échangeaient les époux de la Rome antique. Cet anneau, de par
sa forme circulaire, représentait le cercle de la vie et de l'éternité.
Depuis des siècles, le mari passe une alliance en or au doigt
de son épouse. Au début du siècle, la future épouse donnait son tour
de doigt à son fiancé et ne découvrait son alliance que le jour du
mariage, les pratiques mercantilistes actuelles gâchent cet effet
de surprise. . Actuellement, on peut
se permettre de porter des alliances de diamants. Plus traditionnel-
lement, les diamants sont censés être réservés à la bague de fiançailles
de nouveau très à la mode. Cette habitude remonte à l'An 1477, lorsque
Marie de Bourgogne reçut une bague en diamants de l'Archiduc Maximilien
d'Autriche. Mais ce sont les Egyptiens qui ont instauré son port au
troisième doigt de la main gauche, car ils étaient persuadés que la
"veine de l'amour" partait du cœur pour aboutir dans l'annuaire
gauche. L'alliance se porte au même doigt que la bague de fiançailles.
Il est donc souhaitable de leur donner une certaine unité: couleur
et de forme. Les anciens Grecs croyaient
que les diamants étaient des poussières d'étoiles qui tombaient sur
la terre. Certains prétendaient même qu'il s'agissait des larmes des
dieux de l'Olympe. Des légendes que certaines âmes romantiques se
plaisent à croire encore aujourd'hui, alors que même les scientifiques
ne connaissent pas l'origine exacte du diamant. N'oubliez surtout pas
de graver vos deux prénoms ainsi que la date de votre mariage sur
la surface intérieure de la bague. Les alliances sont alors prêtes
à être échangées pour ne plus jamais en être retirées. Du moins, c'est
le vœu de chacun! La cérémonie : à l'église, la messe avait toujours lieu à
l'église le matin, jamais l'après-midi. Le banquet : Chacun apportait son couteau et parfois aussi sa timbale
! Les assiettes s'utilisaient à l'endroit pour le début du repas puis
à l'envers pour le dessert... Le charivari :
il se déroulait si une veuve ou un veuf se remariait avec quelqu'un
de plus jeune, si une jeune mariée avait été un peu volage pendant
sa jeunesse se mariait, ou si elle était enceinte, si le marié avait
déjà eu un enfant et se mariait, ou encore si il y avait une très
grande différence d'âge ou de fortune, en fait chaque fois que le
mariage était considéré comme hors norme par la communauté, c'est-à-dire
chaque fois que le couple, sans violer la loi officielle, avait transgressé
les us et coutumes de la morale villageoise. On faisait un charivari
qui pouvait s'entendre à plus de deux kilomètres. La nuit de noces : Qualifiée selon
les termes de l'église de " douloureuse pénitence ", les
époux étaient vêtus de longues chemises de nuit blanches, ouvertes
aux endroits concernés, pour éviter tout contact superflu d'autres
parties du corps. Il ne s'agissait pas d'éprouver le moindre plaisir,
mais de procréer
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