Le Site de Béatrice et Gilles BATAILLE-WINTERHALTER

Accueil

LE MARIAGE

A QUEL AGE SE MARIER ?
LEGISLATION
AGE NUBILE
MAJORITÉ MATRIMONIALE
MAJORITÉ CIVILE
DROIT CANONIQUE   12 ans pour les filles - 14 ans pour les garçons 12 ans pour les filles - 14 ans pour les garçons  
LÉGISLATION ROYALE Ordonnance Blois 1579   25 ans pour les filles - 30 ans pour les garçons généralement 25 ans (selon les coutumes)
LÉGISLATION RÉVOLUTIONNAIRE Loi du 20 septembre 1792 13 ans pour les filles - 15 ans pour les garçons 21 ans pour les deux 21 ans pour les deux
CODE CIVIL Loi du ler germinal an Xll (art. 488 Code Civil et art. 488 Code Civil) 15 ans pour les filles - 18 ans pour les garçons 21 ans pour les filles - 25 ans pour les garçons 21 ans pour les deux
CODE CIVIL Loi du 21 juin 1907   21 ans pour les deux  
CODE CIVIL Loi du 5 Juillet 1974   18 ans pour les deux 18 ans pour les deux

Ethymologie et sens du mot "mariage"

Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas,maris qui signifie : "mâle", (mot qui concurrence son synonyme latin vir), ainsi l'origine lexicale de l'union de deux êtres était masculine, la nouvelle n'y prenait même étymologiquement aucune part, son père la mariait à un homme, la tutelle de la femme passait du père au mari. Ainsi maritareou donner en mariage était une action passive.

Au XIIème siècle, alors que le mariage devient un sacrement, le français intègre la notion active du concept, le "donner en mariage" évolue en "action de (se) marier".

Au XVème siècle, le mariage est lexicalement un état.

Au deux siècles suivants, ce terme ne signifie plus seulement l'union de deux âmes, mais on l'emploie aussi métaphoriquement, exemple : le mariage de deux couleurs, de deux vers... Au XVIIème siècle, il désigne le jour "J" ou la célébration des noces.

Le suffixe "-age" est simple, il s'agit uniquement d'un nom tiré d'une base verbale, comme beaucoup d'autres...

Selon la définition docte du dictionnaire le terme mariage signifie l'union légitime d'un homme et d'une femme par le lien conjugal, mais on peut employer les termes suivants :
accord, accordailles, alliance, amadouage, amour, assemblage, association, assortiment, bénédiction, célébration, cérémonie, combinaison, couple, engagement, épousailles, harmonisation, hymen, hyménée, ménage, noces

Mariage sous la cheminée : union secrète contractée entre un homme et une femme, sans que les formalités légales aient été remplies.

Mariage in extremis : union conjugale contractée dans un temps où l'une des parties est en danger de mort.

Mariage en détrempe, commerce illicite sous quelque apparence de mariage.

On dit proverbialement, dans le même sens, mariage de Jean des Vignes, tant tenu, tant payé, ou simplement, mariage de Jean des Vignes.

Mariage de la main gauche : mariage qu'un prince ou seigneur contracte avec une femme d'un état inférieur, en lui donnant, dans la cérémonie nuptiale, la main gauche au lieu de la main droite. Les enfants qui naissent de ce mariage n'héritent pas de la dignité et du pouvoir de leur père.

L'origine du mariage ?

Moult historiens se sont penchés sur cette question, mais une donnée demeure : l'amour n'est en rien le ciment de cette pratique transformée très tard en institution, nos ancêtres étaient plus pragmatiques : s'approprier une femme convoitée pour sa beauté, la désirer pour la richesse ou la position sociale de sa famille...

Historiquement, la première forme de mariage apparaît sous l'Empire Romain, elle légalise par le droit une vilaine habitude qui consistait à enlever de manière plus ou moins brutale la femme désirée, enrobée de termes juridiques : elle devient un mariage de fait ou mariage per usum, après un an de cohabitation, cette union est considérée comme valide à moins que l'épouse ne découche trois nuits d'affilée. Puis les mêmes Romains mettront au point trois formes de mariages relativement moins barbares mais où le rapt de l'élue n'est plus de rigueur. Cette dernière, cependant, doit obéir aux desiderata de son père :

- mariage cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme.

- mariage coemptio le père, dans cette union, opère une transaction commerciale avec son gendre.

- mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l'aristocratie, et se pratique sine manu, c'est-à-dire sans passage de l'autorité du père au fils, ainsi, l'épouse peut conserver ses droits et ses biens.

Certes la femme n'est plus capturée par son futur mari, mais c'est encore un homme qui choisit sa destinée.

Sous la République (509-31 av. J.-C.), le mariage ne connaît pas de changement notable, mais il traverse une crise importante au cours de l'Empire (27 av. J-C à 476 apr. J-C). Seuls les citoyens romains peuvent convoler en justes noces. Les autres : étrangers, hommes libres ou affranchis ne peuvent légaliser leur union avec une femme de leur classe, et même avec une citoyenne romaine. Ne parlons pas des couples d'esclaves qui ont tout juste droit au contudernium ou "camaraderie de tente"... Cette absence de législation pour tous encourage certains à recourir aux bonnes vieilles habitudes : le rapt. Les laissés-pour compte du mariage reviennent aux manières brutales du concubinage forcé, si bien que celui-ci se perpétue dans la Basse Antiquité chrétienne. Des noms célèbres illustrent ce fait : Saint Augustin " vit quinze ans avec une concubine dont il a un enfant. Lorsqu'il atteint trente ans, ses parents l'obligent à se marier. Il doit répudier sa concubine de rang inférieur. En attendant que sa fiancée officielle atteigne l'âge nubile, Augustin s'empresse de prendre une autre maîtresse". Le pouvoir spirituel ne condamne pas ouvertement ces pratiques, car les exemples sont légion ; au concile de Tolède en 400, l'Eglise affirme : "Celui qui n'a pas de femme, mais qui tient une concubine pour femme peut communier à condition qu'il se contente d'une seule femme, épouse ou concubine".

Charlemagne, empereur d'Occident en 800, a quatre épouses officielles, d'innombrables maîtresses et cinq concubines. Ces dernières sont cependant reconnues et acceptées jusqu'au moment où l'empereur, lassé, les chasse ; leurs enfants ne sont pas des bâtards, même si ils héritent rarement.

Dans l'Europe du haut Moyen Age, l'Eglise qui a renforcé son pouvoir se sent plus concernée par cette institution. Un seul Dieu, une seule église, et donc un seul mariage, elle est moins laxiste, condamne l'inceste et interdit les mariages entre consanguins, si fréquents dans les familles aristocratiques, qui ne veulent pas émietter leurs pouvoirs et leurs terres. En 1059, une encyclique papale en précise l'interdiction par la règle des sept degrés : "Tout homme ayant pris femme dans les limites du septième degré est astreint canoniquement par son évêque à la renvoyer, son refus entraînerait l'excommunication". Si cette sanction peut paraître légère de nos jours, elle était redoutée à l'époque médiévale. Cependant cette juste injonction ne dure guère, et se réduit au système de quatre degrés en 1215 (concile de Latran IV) puis à trois en 1917. La forme de mariage comme nous l'avons aujourd'hui apparait seulement en 1564. Le Moyen-âge n'offrait que peu de possibilités d'union maritale aux cadets des grandes familles, l'aîné était logiquement désigné pour porter le titre et conserver les terres, les enfants puînés "choisissaient" entre le métier des armes et la carrière ecclésiastique, ces circonstances ont donné lieu à une forme d'amour courtois ou chevaleresque, sorte de flirts amoureux entre enfants bien nés où les hommes passaient des épreuves pour pouvoir porter le ruban de leur belle lors des tournois guerriers, déclarer leur flamme par de longs poèmes... Mais tout ceci restait platonique et a donné lieu à un genre littéraire bien particulier.

Au XVIIe siècle, l'Eglise introduit le consentement réciproque des époux et inclut le mariage dans la liste des sacrements, elle s'arroge le droit de savoir ce qui est juste et ce qu'il ne faut pas faire. On pourrait qualifier la Renaissance de période romantique, l'amour est à la mode et donc le mariage secret ou officiel, Rabelais puis Montaigne condamnent fortement les jeunes gens "qui se marient derrière le dos de leurs parents". Le royal Henri II en rajoute par son édit qui autorise les pères à déshériter les fils désobéissants qui se sont mariés sans le consentement paternel.

A l'Epoque Moderne, le roi Soleil encourage les unions lucratives par sa réforme fiscale, entre une aristocratie appauvrie (rappelons que les nobles n'avaient pas le droit de travailler) qui cherche à redorer son blason et une frange roturière de la population enrichie par le commerce, par des charges de hauts fonctionnaires... Seul l'aîné peut prétendre au mariage, ses frères et sœurs connaissent des destinées qui les propulsent dans des couvents et autres monastères , ainsi que sur les champs de batailles.

Le changement notable se produit après la Révolution Française, les citoyens peuvent contracter un mariage en présence d'un officier d'état civil. Evidemment, l'autorité papale qui régnait en maître condamne cette nouveauté en 1880.

Les adeptes de l'union libre sont nombreux au début du XXème siècle, dans ces années marquées par la crise, la Première Guerre mondiale, la psychanalyse et le surréalisme. Les hommes politiques se sentent concernés au plus haut point par cette institution, Léon Blum écrit un essai Du Mariage où il explique qu'il ne faut se marier "qu'au moment où l'on se sent disposé pour le mariage, quand le désir des changements et des aventures a fait place (...) au goût de la fixité, de l'unité et du repos sentimental". Les enfants, "on les fera plus tard" car " à 20 ans l'enfant déforme les femmes, à 30 ans il les conserve, et je crois bien qu'à 40 ans il les rajeunit." Le flot de la liberté sexuelle submerge 60 ans plus tard l'Europe, avec ses corollaires : liberté et indépendance de la femme, contraception et légalisation de l'avortement qui quelques années plus tôt était la cause de mariage forcé afin d'échapper au dégradant statut de fille-mère. Les années 70 connaissent une chute dans les statistiques du nombre des mariages, chute qui se prolonge jusqu'au début des années 90, le mariage revient à la mode, et la jeune fille rêve de nouveau de sa robe blanche... Aujourd’hui tout est moins conventionnel …

Quel mariage ?

Les jeunes femmes se mariaient à l’âge de la puberté, 14-16 ans. Tandis que les garçons se mariaient un peu plus vieux c’est-à-dire vers l’âge de 25- 30 ans. Par contre, si un homme allait dans l’armée alors le mariage n’était pas célébré avant 40-45 ans.

Une femme pouvait se remarier 2 ou 3 fois dans sa vie et les veuves étaient très recherchées. Voici un exemple: un jeune fille se marie à l’âge de 16 ans avec un homme de 40 ans. L’homme meurt d’une maladie 10 ans plus tard. Alors la jeune fille a maintenant 26 ans. Elle décide de se remarier avec un autre homme de 40 ans, celui mort peu de temps après. Elle devient veuve pour la deuxième fois et EN PLUS, elle a sûrement hérité de la fortune de ses deux maries se qui fait qu’elle est très rechercher par les hommes. Les veuves âgées de 30-40 ans on une position très enviable.

Du côté des hommes, ils ont le choix entre une fille de 14 ans sans expérience, sans fortune mais souvent vierge ou une veuve souvent plus âgés qui possède une certaine fortune (argent ou bien immobilier) avec une expérience de la vie et qui connaît les tâches ménagère à accomplir dans une maison. C’est le dilemme qui se présente aux hommes.

Il y avait 3 façon de se marier.

-         La première est la plus ancienne mais la plus solennel. On dit que c’est la Confarreatio, lié ensemble. C’est un mariage qui ressemble beaucoup au mariage d’aujourd’hui avec quelques différences. Ce type de mariage va disparaître vers la fin de la république. Voici en gros: la femme porte un voile orange, qui désigne la couleur de Jupiter, une couronne attachée à la tête que l’on nomme la verveine qui représente la fécondité, une tunique blanche et une ceinture en laine, qui représente la modestie. Il y avait une cérémonie au temple de Jupiter, ensuite le couple partait en cheval a la maison et il y avait une fête qui durait plusieurs jours. La mariée donnait des monnaies au ancêtres de la famille du marié et bien sur à la fin, la fille était apportée au lit conjugale.

-         Le deuxième type de mariage était pratiqué seulement chez les romains c’est le Coemptio. Dans la maison des parents de la mariée, le nouveaux couple se donnait de l’argent et les parents pouvaient les déclarer marie et femme.

-         Le troisième et le dernier était fort simple. Un homme et une femme s’installaient dans une maison. Si après une année complète l’épouse ou l’époux n’a pas parti pendant une nuit, ils sont déclarés marier.

L'institution est très ancienne. Elle est d'origine religieuse, en raison du caractère théocratique des premières sociétés organisées. Chez les Grecs, le mariage a pour principale fonction de perpétuer la famille ; la femme est sous l'étroite sujétion de l' époux, qui en est le véritable propriétaire. Dans la Rome antique, le connubium est un privilège des citoyens, soucieux de ne pas mélanger les castes. Ulpien et les Institutes posent trois conditions à sa réalisation :  la puberté ; le consentement des conjoints et de leurs chefs de famille ;  3° la capacité. Le concubinat est admis et réglementé par les jurisconsultes.

Le christianisme va mettre en relief le sacrement du mariage, qu'il répute indissoluble. Le consentement y tient un rôle prépondérant. En France, avant la Révolution française, le mariage est un acte essentiellement religieux, consigné sur les registres paroissiaux. En 1804, dans le Code civil, il devient un contrat civil, indépendant de la bénédiction nuptiale : il est donc laïcisé. De très nombreuses lois ont, surtout au XXe siècle, modifié les articles du code qui le régissent. La plupart de ces réformes ont simplifié les conditions et formalités requises pour la célébration. Mais la liberté des mœurs a, aujourd'hui, pour conséquence une relative défaveur du mariage. Bien que la force du lien matrimonial ait été tempérée par l'admission du divorce - lui-même réformé dans un sens libéral -, l'union libre est plus fréquente qu'autrefois. Le mariage reste cependant une institution essentielle des sociétés contemporaines.

Une Histoire de la robe de mariée

Le mariage est un rite de passage important dans chaque vie. La robe de la mariée a donc une histoire à travers les âges, en voici la rétrospective.

Pour ce jour si particulier, les femmes ont toujours mis leur plus belle toilette. Toutefois, ce n’était pas la robe d’une seule journée.  Elles pouvaient la modifier ou l’accessoiriser pour l’occasion.

La couleur blanche, traditionnelle pour nous, n’est pas une coutume si vieille que ça. En effet, auparavant plus les mariées étaient riches, plus elles mettaient des robes extravagantes avec des couleurs aussi extravagantes. Les pauvres, elles, avaient droit à des robes pauvres en couleurs, souvent unies. Et les plus miséreuses se mariaient même en noir comme pour pouvoir mettre la même robe lors de leur enterrement.

Aussi loin que nous puissions remonter, dans l'Égypte ancienne, la promise était habillée d'un linge en lin tissé, blanc ou écru. A la même époque, en Grèce, la mariée revêtait ce même drapé blanc et souple, qui lui était retenu aux épaules par des agrafes et à la taille par une ceinture. Sous l'Empire romain, la fiancée portait une tunique blanche accompagnée d'une ceinture teintée en rouge, symbole de la virginité. Sur sa tête était déposée une couronne de fleurs d'oranger ou de branche de verveines, symbole de fécondité. 

Cette tradition, qui a ensuite revu le jour à la fin du XIXe siècle, a manifestement été oubliée au Moyen Age. En effet, à l'époque médiévale, cette coutume de porter du blanc fût mise à l'écart, pour se concentrer sur l'écru. Il n'était pas d'usage de porter une robe spécifique pour le mariage mais plus simplement sa plus jolie robe, même dans les milieux favorisés. Il faudra attendre la Renaissance, puis le XIXe siècle pour que la future mariée se montre en robe blanche, symbole de pureté. Dès lors, les robes deviennent plus courtes aussi, et le règne de la robe longue s'essouffle un peu.

 Les rapports détaillés des mariages princiers en France apprennent que l'usage était de porter des costumes en lamé argent, le blanc étant souvent présent par des bordures de fourrure en hermine. La robe de la Reine Victoria, exposée en Angleterre, était plus de couleur beige qu'ivoire. En effet, le blanc n’a connu un complet renversement de sa valeur que plus tard. Se marier en blanc en France a souvent eu une connotation négative, on disait que ça portait malheur. A la cour des rois de France, les reines blanches étaient des reines veuves. Anne de Bretagne, et surtout Marie Antoinette se sont mariées en blanc et ces reines n’étaient pas les plus heureuses du Royaume de France, au contraire. Ce serait lors du mariage de François II avec Mary Stuart, que la mariée aurait porté pour la première avec une robe blanche, la couleur de la famille de Guise … Jusqu’au XVIIe siècle, le rouge garance et le bleu indigo dominaient presque partout.

 Le blanc si bénéfique fut consacré au XIXe siècle au culte de la Vierge, comme symbole de la chasteté immaculée. Emblème d'innocence, de vertu et de virginité, on en revêtit les mariées de la tête aux pieds  même si parfois les coutumes locales, telles celles du Morvan, préconisaient un mariage en costume noir. Dans les années 1900, pourtant, la mariée était en brun clair, en bleu ou en gris perle. s'ornait d'un important nœud de faille ou de satin porté de côté à la taille. Peut-être ce gros nœud renforce-t-il magiquement l'idée d'union

 La robe de mariée suit le goût du jour et raccourcit en même temps que les ourlets. Après la pénurie de tissu de la Seconde Guerre mondiale, les couturiers comme Dior reviennent aux longueurs et les années 1950 voient l'âge d'or de la robe ample évasée jusqu'aux pieds. La robe de Grace Kelly inspirera la mode nuptiale pendant longtemps alors que les minijupes apparaissent. Mais une minijupe adaptée au mariage ne convient pas dans les églises et le modèle Grace Kelly perdure.

 Dans l'effervescence qui suit mai 68, un certain anticonformisme apparaît et des mariées (surtout lors des mariages civils) se présentent à la mairie en costume de tous les jours, en pantalon...

Depuis les années 80, on assiste à un retournement de la situation avec une augmentation du nombre des mariages célébrés de manière traditionnelle dans une tenue spécifique. Désormais, on choisit un modèle classique ou romantique (robe princesse ou robe crinoline). La longue robe avec traîne continue de symboliser la robe qui transforme la jeune femme en reine d’un jour. 

 Au début des années 1990, la mode revient à un peu plus de sobriété et la couleur fait son grand retour : d'abord quelques touches florales pastel puis les créateurs osent un tissu entièrement coloré (rouge, parme).

 La tenue de mariée occupe ainsi une place très particulière dans la mode. Devenue à part entière robe d’un jour,  elle se différencie ainsi nettement aujourd’hui des autres tenues. Elle n’est pas pour autant immuable. Au gré de l’évolution des mentalités et des représentations mentales du mariage, elle se transforme et change. Le mariage est une institution dont les codes définissent la robe de mariée traditionnelle et conventionnelle. Toutefois, les années ont érodé cette institution et le mariage est désormais désacralisé. Les robes de mariées suivent aussi cette tendance et sont de moins en moins conformistes. Chaque femme peut maintenant trouver la robe de mariée qui reflète sa personnalité. Sachez que le blanc représente la pureté et la virginité, le rouge connote le feu et la séduction, le bleu correspond à la fidélité et le vert à l'espérance.

Le blanc symbole de  pureté dans la religion …

Noir ? Blanc ? A l’origine, le blanc était couleur de deuil ! C’est encore le cas dans beaucoup de pays en Orient et c’était ainsi à la cour des rois de France.

L’église s’est emparée de cette tradition au milieu du XIXème siècle, par réaction entre autre, à l’enracinement de la république, qui supplantait les valeurs de la tradition religieuse. Les femmes pratiquantes affirment leur virginité en portant le blanc. Dans la chrétienté, le blanc est le symbole de la pureté. C’est la couleur des êtres associés à Dieu dans sa gloire. C’est la couleur de la robe du baptême, c’est la couleur du vêtement du Christ lors de la résurrection, c’est la couleur de la robe des communiantes et des aubes des communiants.

La robe blanche n’est pas la couleur de la robe de la mariée ! En réalité il s’agit de la robe de fiançailles de celle qui se dirige vers le mariage ! La marié se doit d’arriver pure au mariage … Mais on dit que la virginité est un état d’esprit … Et quid du marié ? Il n’est point en blanc et longtemps la tradition lui a fait porter du noir. La mariée ensuite revêtait une robe de couleur le jour de ses noces.

Le blanc est aussi la couleur de la lumière et de l’éclat. En Orient, dans les mariages à la campagne, on éclaboussait la mariée de lait, breuvage de vie et tout naturellement symbole de fertilité. Le lait symbolise la mère, le premier amour.

Robe selon sa religion. 


Vous êtes de confession catholique : vous pouvez à peu près tout vous permettre, excepté le profond décolleté pour passer devant monsieur le curé, les épaules trop découvertes et la jupe courte pour ne pas offenser les vertus pudiques de l'église romaine. Pas de contrainte particulière sinon sur les formes ou les couleurs. N'oubliez pas de porter le voile en revanche.

Vous êtes de confession israélite : les religieuses qui se marient à la synagogue doivent respecter certaines règles d'ordre vestimentaire. Pour passer devant Dieu, elles préfèrent adopter une robe de mariée typique : la snihout qui respecte certains codes au niveau de la jupe, des manches et du col. Pas question d'arborer votre peau. Certaines robes créés par des fabricants ou des créateurs attentifs à vos convictions sont transformables et laissent dévoiler vos bras, par exemple en cas de mariage estival. Les demoiselles moins à cheval sur ces principes se laissent aller à la fantaisie... Pour celles qui sont originaires d'Afrique du nord, la cérémonie du henné (avant le mariage religieux) impose une tenue particulière, inspirée des contes des 1001 nuits, une djellaba, le plus souvent. Vu que le mariage civil (en semaine) n'a pas lieu le même jour que le mariage religieux (un dimanche), la tenue à la mairie diffère de celle dudit Grand jour. Un tailleur jupe ou un tailleur pantalon, voire même une autre robe de mariée.
Vous êtes de confession musulmane : les demoiselles qui se marient selon la tradition musulmane changent sept fois de tenues durant la réception. Celles qui se lient à l'occidentale ne changeront généralement pas plus de deux fois de tenues dans la journée, l'une pour faire honneur à son pays d'origine durant la cérémonie civile ou religieuse, l'autre pour la fête. De toute évidence, vos moyens, vos envies et les horaires des cérémonies sont les éléments qui vont déterminer votre choix de porter une ou plusieurs tenues.

Vous êtes de confession hindouiste : le sari est de circonstance aussi bien chez la femme que chez l'homme (dit le vesti). Il est le vêtement de mariage par excellence. Les couleurs vives sont aussi l'honneur. Pour les pratiquantes, les étapes du mariage sont plus importantes que la tenue en elle-même. Les non-pratiquantes, attachées à leurs racines les rappelleront en revêtant une tenue couleur locale. Pas d'impératif, donc ! La robe est à assortir  avec l'ombrelle et les gants.

Vous êtes de confession bouddhiste : là encore, le choix de la robe de mariée dépend de votre attachement et de votre pratique à la religion. Que vous soyez originaire de Chine, de Thaïlande ou de Corée, les célébrations ne sont pas les mêmes. Dans la plupart des cas, vous adopterez la tenue traditionnelle de votre pays d'origine, le plus souvent haute en couleurs. Les ensembles chemisiers, vestes, châle et jupes longues sont généralement choisis pour s'habiller de façon traditionnelle, au temple. Dans la soirée, si vous avez choisi une fête à la limite entre l'orient et l'occident, changez de tenue et optez pour une robe toujours aussi chic et colorée. 

Et les accessoires …

Habituellement la couturière venait à domicile confectionner la robe de mariée et c'est elle qui l'habillait le matin car, si la jeune fille doit avoir préparé tout son trousseau, elle ne doit surtout pas avoir cousu sa robe, ça porte malheur. Elle ne doit pas non plus se regarder dans une glace en l'essayant.

Le cortège : même si la maison est éloignée de plusieurs kilomètres, on s'y rend à pied ou en char à bancs. Quand une jeune femme se marie et qu'elle a eu un enfant auparavant l'enfant se place devant la mariée en tête de cortège et porte la couronne. Le cortège est précédé d'un violoniste dont l'instrument est orné de rubans. Dans les mariages plus importants, c'est un orchestre : violons, pistons... qui joue les airs de marches entraînant le cortège et puis des airs de danse traditionnels lors du bal.
Le voile et la traîne : le voile fut porté et oublié puis remis au goût du jour. Il représentait à l'origine, la virginité de la jeune mariée. La longueur de la traîne varie selon les goûts, les envies,  les modes et les mauvaises langues ajoutent … selon la virginité !

L'alliance :   Son origine viendrait de l'anneau métallique que s'échangeaient les époux de la Rome antique. Cet anneau, de par sa forme circulaire, représentait le cercle de la vie et de l'éternité. Depuis des siècles, le mari passe une alliance en or au doigt de son épouse. Au début du siècle, la future épouse donnait son tour de doigt à son fiancé et ne découvrait son alliance que le jour du mariage, les pratiques mercantilistes actuelles gâchent cet effet de surprise. .

Actuellement, on peut se permettre de porter des alliances de diamants. Plus traditionnel- lement, les diamants sont censés être réservés à la bague de fiançailles de nouveau très à la mode. Cette habitude remonte à l'An 1477, lorsque Marie de Bourgogne reçut une bague en diamants de l'Archiduc Maximilien d'Autriche. Mais ce sont les Egyptiens qui ont instauré son port au troisième doigt de la main gauche, car ils étaient persuadés que la "veine de l'amour" partait du cœur pour aboutir dans l'annuaire gauche. L'alliance se porte au même doigt que la bague de fiançailles. Il est donc souhaitable de leur donner une certaine unité: couleur et de forme.

Les anciens Grecs croyaient que les diamants étaient des poussières d'étoiles qui tombaient sur la terre. Certains prétendaient même qu'il s'agissait des larmes des dieux de l'Olympe. Des légendes que certaines âmes romantiques se plaisent à croire encore aujourd'hui, alors que même les scientifiques ne connaissent pas l'origine exacte du diamant.

N'oubliez surtout pas de graver vos deux prénoms ainsi que la date de votre mariage sur la surface intérieure de la bague. Les alliances sont alors prêtes à être échangées pour ne plus jamais en être retirées. Du moins, c'est le vœu de chacun!

La cérémonie :  à l'église, la messe avait toujours lieu à l'église le matin, jamais l'après-midi.
La mariée doit être à jeun sinon les enfants seront sourds et muets.

Le banquet : Chacun apportait son couteau et parfois aussi sa timbale ! Les assiettes s'utilisaient à l'endroit pour le début du repas puis à l'envers pour le dessert...

Le charivari : il se déroulait si une veuve ou un veuf se remariait avec quelqu'un de plus jeune, si une jeune mariée avait été un peu volage pendant sa jeunesse se mariait, ou si elle était enceinte, si le marié avait déjà eu un enfant et se mariait, ou encore si il y avait une très grande différence d'âge ou de fortune, en fait chaque fois que le mariage était considéré comme hors norme par la communauté, c'est-à-dire chaque fois que le couple, sans violer la loi officielle, avait transgressé les us et coutumes de la morale villageoise. On faisait un charivari qui pouvait s'entendre à plus de deux kilomètres.

 La nuit de noces :   Qualifiée selon les termes de l'église de " douloureuse pénitence ", les époux étaient vêtus de longues chemises de nuit blanches, ouvertes aux endroits concernés, pour éviter tout contact superflu d'autres parties du corps. Il ne s'agissait pas d'éprouver le moindre plaisir, mais de procréer