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EXECUTIONS ET DEPORTATIONS PENDANT LA REVOLUTION : ALSACE & VOSGES

LA TERREUR

Après la journée révolutionnaire du 10 août 1792, la crainte d'un complot aristocratique et les défaites des armées française aboutirent à la création, sous l'impulsion de la Commune insurrectionnelle de Paris, d'un tribunal criminel extraordinaire le 17 août 1792, pour juger les suspects, puis aux massacres de septembre 1792 (première Terreur). Après l'élimination des Girondins de la Convention (2 juin 1793), la menace extérieure, le développement de la contre-révolution (insurections fédéralistes, guerre de Vendée, Chouannerie) et les difficultés financières et économiques favorisèrent le développement du mouvement révolutionnaire populaire des sans-culottes et des enragés. Après les émeutes des 4 et 5 septembre 1793, la Terreur fut légalisée par la loi des suspects (17 septembre 1793). Elle visait les nobles et les prêtres réfractaires, les émigrés et leur familles, les officiers suspects de trahison, les agioteurs et les principaux organes de la Terreur furent le Comité de Salut Public, le Comité de sûreté générale, le Tribunal révolutionnaire, les comités de surveillance et les représentants en mission dans les départements. On estime que 17 000 personnes ont été exécutées après procés, 25 000 sur simple constat d'identité. La première vague frappa les chefs girondins et Marie-Antoinette en octobre 1793. Après la condamnation et l'exécution des hébertistes et des indulgents, la Terreur fut encore renforcée (grande Terreur) par la suppression des tribunaux criminels des départements, et surtout par la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794 sur rapport de Couthon) qui supprimait l'interrogatoire préalable. Plus de 1 300 accusés furent guillotinés en un peu plus d'un mois. La Grande Terreur, que les succès militaires des armées républicaines rendaient apparemment moins nécessaire, contribua finalement à la chute de Robespierre et de ses partisans et la fin du gouvernement révolutionnaire de la Convention montagnarde. Sous la Convention thermidorienne, la Terreur fut abolie et la plupart des anciens terroristes furent décrétés d'accusation, déporté ou guillotinés.

LIEUX D'EXECUTION A PARIS

L'INVENTION DE M. GUILLOTIN

Joseph Guillotin philanthrope (1738-1814)

 

Que se serait-il passé, si le bon docteur Guillotin n'avait pas inventé une machine à couper les cous rapidement, et avec un minimum de souffrances? Peut-être, devant l'horreur des exécution, le nombre des décapitations, aux heures tragiques de la Révolution aurait-il été moindre?

 

Comment fonctionne la guillotine :

Le bourreau pousse brusquement le condamné contre la planche appelée "bascule" qui tourne en avant d'un quart de cercle et s'immobilise en position horizontale, la face du condamné regardant le sol, sa gorge s'appuyant sur la partie inférieure de la "lunette" entaillée en demi-cercle. La partie supérieure de la lunette, tombe immédiatement sur la nuque, immobilisant le cou. Le couteau de la guillotine. Qui pése environ 50 kg, est alors libéré et tombe en chute libre.

Le condamné doit ressentir, d'après le docteur Guillotin, "tout au plus, l'impression d'un souffle frais dans la nuque".

Pour un bourreau habile, ces manœuvres ne doivent pas durer plus de 40 secondes.

 

LES EXECUTES D'ALSACE ET DES VOSGES

 

BAS-RHIN

 

HAUT-RHIN

 

VOSGES