Le Site de Béatrice et Gilles BATAILLE-WINTERHALTER

 

EXECUTIONS ET DEPORTATIONS PENDANT LA REVOLUTION : ALSACE & VOSGES

LA TERREUR

Après la journée révolutionnaire du 10 août 1792, la crainte d'un complot aristocratique et les défaites des armées française aboutirent à la création, sous l'impulsion de la Commune insurrectionnelle de Paris, d'un tribunal criminel extraordinaire le 17 août 1792, pour juger les suspects, puis aux massacres de septembre 1792 (première Terreur). Après l'élimination des Girondins de la Convention (2 juin 1793), la menace extérieure, le développement de la contre-révolution (insurections fédéralistes, guerre de Vendée, Chouannerie) et les difficultés financières et économiques favorisèrent le développement du mouvement révolutionnaire populaire des sans-culottes et des enragés. Après les émeutes des 4 et 5 septembre 1793, la Terreur fut légalisée par la loi des suspects (17 septembre 1793). Elle visait les nobles et les prêtres réfractaires, les émigrés et leur familles, les officiers suspects de trahison, les agioteurs et les principaux organes de la Terreur furent le Comité de Salut Public, le Comité de sûreté générale, le Tribunal révolutionnaire, les comités de surveillance et les représentants en mission dans les départements. On estime que 17 000 personnes ont été exécutées après procés, 25 000 sur simple constat d'identité. La première vague frappa les chefs girondins et Marie-Antoinette en octobre 1793. Après la condamnation et l'exécution des hébertistes et des indulgents, la Terreur fut encore renforcée (grande Terreur) par la suppression des tribunaux criminels des départements, et surtout par la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794 sur rapport de Couthon) qui supprimait l'interrogatoire préalable. Plus de 1 300 accusés furent guillotinés en un peu plus d'un mois. La Grande Terreur, que les succès militaires des armées républicaines rendaient apparemment moins nécessaire, contribua finalement à la chute de Robespierre et de ses partisans et la fin du gouvernement révolutionnaire de la Convention montagnarde. Sous la Convention thermidorienne, la Terreur fut abolie et la plupart des anciens terroristes furent décrétés d'accusation, déporté ou guillotinés.

LIEUX D'EXECUTION A PARIS
  • 25-4-1792 place de Grève : Nicolas Jacques Pelletier, voleur. 1er exécuté
  • 21-8-1792 place du Carrousel/ Louis David Collonot d'Angremont (1re exécution politique)
  • 11-11-1792 Champ-de-Mars Jean-Sylvain Bailly.
  • 21-1-1793 place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde) : le transfert de Louis XVI, à cet endroit ouvert, semblait moins risqué qu'au Carrousel, place plus étroite et fermée
  •  jusqu'au 8-5-1793 place du Carrousel
  • 8-5-1793 (ou 17-5 ?) au 9-6-1794 place de la Révolution, puis déplacée en raison de l'installation des députés dans la salle des machines du château des Tuileries
  • 9-6-1794 au 13-6-1794 place St-Antoine (actuellement place de la Bastille)
  • 14-6-1794 barrière du Trône renversé (aujourd'hui place de la Nation) : 1 306 condamnés politiques exécutés jusqu'au 29-7-1794 (9 thermidor), enterrés dans les 2 fosses du jardin de Picpus, dont 1 109 hommes (dont 579 gens du peuple, 178 gens d'épée. 136 gens de robe, 108 gens d'église, 108 ex-nobles), 197 femmes (123 femmes du peuple, 51 ex-nobles, 23 religieuses).

L'INVENTION DE M. GUILLOTIN

Joseph Guillotin philanthrope (1738-1814)

 

Que se serait-il passé, si le bon docteur Guillotin n'avait pas inventé une machine à couper les cous rapidement, et avec un minimum de souffrances? Peut-être, devant l'horreur des exécution, le nombre des décapitations, aux heures tragiques de la Révolution aurait-il été moindre?

 

Comment fonctionne la guillotine :

Le bourreau pousse brusquement le condamné contre la planche appelée "bascule" qui tourne en avant d'un quart de cercle et s'immobilise en position horizontale, la face du condamné regardant le sol, sa gorge s'appuyant sur la partie inférieure de la "lunette" entaillée en demi-cercle. La partie supérieure de la lunette, tombe immédiatement sur la nuque, immobilisant le cou. Le couteau de la guillotine. Qui pése environ 50 kg, est alors libéré et tombe en chute libre.

Le condamné doit ressentir, d'après le docteur Guillotin, "tout au plus, l'impression d'un souffle frais dans la nuque".

Pour un bourreau habile, ces manœuvres ne doivent pas durer plus de 40 secondes.

 

LES EXECUTES D'ALSACE ET DES VOSGES

 

BAS-RHIN

  • ADAM Vincent, domicilié à Huffendorf, canton d'Haguenau, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire par le tribunal criminel du dit département le 19 septembre 1793
  • ALTEMBERGER Jean, cordonnier, domicilié à Assveiller, canton de Weissembourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme fournisseur infidèle, le 1er Nivôse an 2, par la commission révolutionnaire aux armées du Rhin et de la Moselle.
  • ANDRE Philippe, meunier domicilié à Ernolsheim, canton de Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme distributeur de faux assignats, le 11 Messidor an 2, par le tribunal criminel du département du Bas-Rhin
  • AUSEL François Matthieu, charron, domicilié à Sainbach, canton de Benfeld, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 12 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à
  • BADEMER Marc, domicilié à Geispolsheim, canton de Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme corrupteur d'opinion publique, le 15 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire de Strasbourg.
  • DAURE Antoine, capitaine au 77er régiment, domicilié à Molsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme traître à la Patrie, le 8 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Charente Inférieure.
  • EDELMANN F., âgé de 45 ans, musicien, né à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamnée à mort le 29 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur
  • EDELMANN L., âgé de 30 ans, né et domicilié à Strasbourg, département du Bas-Rhin, fabricant d'instruments condamnée à mort le 29 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur
  • EHRMAN Louis, receveur du ci-devant prince de Hess-d'Arldtat, domicilié à Bourwillier, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 26 brumaire an 2, par la commission militaire séante à Haguenau, comme conspirateur.
  • ELLENBERGER En. Christ., ci-devant receveur du prince d'Armstat, et depuis 18 mois de la République, domicilié à Verosten, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 1er ventôse an 2, par la commission militaire près armée du Rhin et Moselle, comme contre-révolutionnaire.
  • EPHIN Joseph, hussard de Chamboran et déserteur, domicilié à Pertau, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 26 germinal an 2, par la commission militaire de l'armée du Nord, comme contre-révolutionnaire.
  • ESCHLANER Jacques, procureur de la commune, domicilié à Littenheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 9 8bre 1793, par le tribunal criminel dudit département comme chef d'attroupement.
  • EUCEL Gabriel, vigneron, domicilié à scherveiler, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 23 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire de Schelestat.
  • FAJARS Jean Baptiste, écuyer calvacadour du ci-devant cardinal de Rohan, âgé de 56 ans, natif de Strasbourg, département du Bas-Rhin, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à la déportation, le 16 ventôse an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, pour avoir tenu des propos inciviques et contre-révolutionnaires, tendants à avilir la représentation nationale et les autorités constitués.
  • FATLLER Xavier, cultivateur, domicilié à Oberschaeffolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 4 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme contre-révolutionnaire.
  • FEIT Antoine, forestier, domicilié à Berhardswiller, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 13 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Schelestat, comme fanatique contre-révolutionnaire.
  • FISCHER Jean Jacques, ministre protestant, domicilié à Dorlishein, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 4 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme contre-révolutionnaire.
  • GALL André, vigneron, domicilié à Scherveiller, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 23 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Schélestat, comme contre-révolutionnaire.
  • GARNY Joseph, domicilié à Hussendorff, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 17 7bre 1793, par le tribunal criminel dudit département comme contre-révolutionnaire.
  • HAFFENUS François, domicilié à Gressweiller, département du Bas-Rhin, condamné à mort par contumace, le 30 août 1793, par le tribunal criminel dudit département, comme chef d'attroupement.
  • HEIDENRECH Jean Guillaume, négociant, âgé de 54 ans, né et domicilié à Weissembourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 14 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire, et pour avoir accepté une fonction publique après l'entrée des troupes du roi de Prusse.
  • HEITZ André, maire suspendu d'Ernoslsheim, domicilié à Ernolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 27 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme contre-révolutionnaire.
  • HEITZ André, domicilié à Gespolshein, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 15 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme conspirateur.
  • HELFFER Antoine, domicilié à Meistratzheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 22 octobre 1793, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme complice d'émeute.
  • HELL François, âgé de 63 ans, né à Kirsenheim, département du Bas-Rhin, ci-devant procureur général des états d'Alsace, ex constituant, chevalier de l'empire romain, ancien grand bailly de Landser, syndic de la noblesse, administrateur du département de la Seine, condamné à mort le 3 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire.
  • HENRY Pierre, âgé de 66 ans, greffier du tribunal du district de Neuf-Savardin, né à Sargemine, département de la Moselle, domicilié à Boukenoire département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 26 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur.
  • HESSEL Joseph, forestier, domicilié à Epsig, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 21 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire du département.
  • HOBRICH ou HOLLERICH Pierre, horloger, âgé de 57 ans, né et domicilié à Weissembourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 14 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir accepté une fonction publique après l'entrée du roi de Prusse.
  • KAUFFMANN Laurent, domicilié à Hattenheim, département du bas-Rhin, condamné à mort, comme contre-révolutionnaire, le 17 septembre 1793, par le tribunal criminel dudit département.
  • KELLER Sébastien, domicilié à Ammerswirk, département du Haut-Rhin, condamné à la déportation, le 4 septembre 1793, par le tribunal criminel dudit département.
  • KEPPLER F. âgé de 77 ans, syndic de l'abbaye d'Andelau, né à Hekenhene, condamné à mort, comme conspirateur 29 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
  • KESSLER Michel laboureur, domicilié à Gresweiller, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 7 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire dudit département.
  • KRAUT Jean Jacques, maire suspendu d'Ernolsheim, domicilié à Ernolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme corrupteur de l'esprit public, le 27 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire de Strasbourg.
  • KUHN Louis, juge de paix, domicilié à Epfig, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 21 frimaire an 2, par la commission révolution séante à Epfig.
  • KUNTZ Salomé, veuve, domiciliée à Mittelbergheim, département du Bas-Rhin, condamnée à mort comme conspiratrice, le 15 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séant à Barr.
  • KUNTZ Thérèse, domiciliée à Mittelbergheim, département du Bas-Rhin, condamnée à mort comme conspirateur le 15 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Barr.
  • MARTZ Marie Nicaise, laveuse, domiciliée à Strasbourg département du Bas-Rhin, condamnée à mort le 14 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme receleuse de prêtres réfractaires.
  • MARTZ Catherine, laveuse, domiciliée à Strasbourg département du Bas-Rhin, condamnée à mort le 14 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme receleuse de prêtres réfractaires.
  • NUSS Jacques François, maire destitué, domicilié à Geispolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort, comme contre-révolutionnaire, le 15 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire de Strasbourg.
  • NUSS Michel, domicilié à Geispolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 15 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire de Strasbourg.
  • OLERY Mathurin, domicilié à Schelestat, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 17 nivôse an 2, par la commission militaire de Nantes, département de la Loire Inférieure.
  • OLLERY Pierre, âgé de 57 ans, horloger, né et domicilié à Weissembourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 14 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire, en servant la cause des rois coalisés contre la République, par l'acception de fonctions publiques auxquelles il avait été promu par leurs agents.
  • PALTY François, soldat au 6ème régiment d'infanterie légère, domicilié à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme émigré, le 2 brumaire an 3, par la commission militaire de Strasbourg.
  • QUELIN Marguerite, domiciliée à Delle, département du Haut-Rhin, condamné à la déportation le 25 vendémiaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.
  • RAU Jean Michel, domicilié à Geispolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort, comme contre-révolutionnaire, le 15 brumaire an 2, par la commission militaire de Strasbourg.
  • RAUSCH Geoffroy Henri, conseiller aulique et receveur du prince de Hesse-Darmstat, domicilié à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort, comme conspirateur, le 16 brumaire an 2, par la commission militaire de Strasbourg.
  • SCHENEIDER Euloge, prêtre allemand, vicaire épiscopal, commissaire civil é l'armée, accusateur publique du tribunal criminel du département du Bas-Rhin, âgé de 37 ans, natif de Vipefeld, domicilié à Strasbourg,
  • département du Bas-Rhin, condamné à mort le 12 germinal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir, par des vexation, et concussions immorales et cruelles envers les citoyens, par l'abus le plus révoltant et la plus sanguinaire du nom et des pouvoirs d'une commission révolutionnaire opprimé, volé, assassiné, ravi l'honneur, la fortune et la tranquillité des familles paisibles.
  • SCHLEGEL Joseph, domicilié à Illerweiler, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 21 frimaire an 2, par la commission militaire de Nantes.
  • SCHMINDER Antoine, juge de paix, domicilié à Wisserheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire contumace, le 9 Septembre 1793, par le tribunal criminel dudit département.
  • SCHWAB Antoine, domicilié à Brumatt, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme traître, le 7 nivôse an 2, par le tribunal, criminel dudit département.
  • SCINDELER Laurent, cultivateur, domicilié à Oberschaesfolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 4 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire de Strasbourg.
  • ULMER Catherine (dite Poerson) femme Pseiffer, domiciliée à Illkirck, département du Bas-Rhin, condamnée à mort comme contre-révolutionnaire, le 19 brumaire an 2, par le tribunal criminel du dit département.
  • VELTEN Thibault, laboureur, domicilié à Reingeldorff, département du Bas-Rhin, condamné à la déportation jusqu'à la paix, le 8 octobre 1793, par le tribunal criminel dudit département, comme ayant frappé un officié municipal en fonction.
  • VELTEN Joseph, laboureur, domicilié à Reingedorff, département du Bas-Rhin, condamné à être déporté jusqu'à la paix, le 8 octobre 1793, par le tribunal criminel dudit département comme ayant frappé un officier municipal en fonction.
  • VELTER Jean, laboureur, domicilié à Reingedorff, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme instigateur d'émeutes, le 8 octobre 1793, par le tribunal criminel dudit département.
  • VENDLING Chrétien, domicilié à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme émigré, le 2 brumaire an 3, par le commission militaire de Strasbourg.
  • VESTERMANN François Joseph, général de la brigade, natif de Molsen, département du Bas-Rhin, âgé de 40 ans, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 16 germinal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir trempé dans une conspiration tendante à détruire la représentation nationale et le gouvernement républicain.
  • WEBERT Michel, libraire, âgé de 25 ans, natif de Savernes, département du Bas-Rhin, domicilié à Paris département de la Seine, condamné à mort le 1er Floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ayant distribué et vendu des estampes et autres ouvrages contre-révolutionnaire.
  • WEINMARING Jean Philippe, commis banquier, âgé de 40 ans, né à Malchem département du Bas-Rhin, domicilié à Paris département de la Seine, condamné à mort le 14 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire séante à Paris, comme complice de Tassin et agent de la conspiration de Capet, au 10 août 1792.
  • WENDELINWACK, cabaretier, domicilié à Zell, département du Bas-Rhin, condamné à mort, le 21 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Epfig, comme receleur de prêtres, et contumace.
  • WERNY Pierre, maréchal des logis au 2e régiment de cavalerie, domicilié à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme concussionnaire, le 2 frimaire en 2, par le tribunal révolutionnaire séante à Strasbourg
  • WINTERBERGER Martin, domicilié à Gresweiller département du Bas-Rhin, condamné à mort par contumace, le 30 août 1793, par le tribunal militaire du dit départ, comme instigateur d'émeutes contre-révolutionnaires
  • WOLBERT henri Pierre Joseph, ex vicaire, domicilié à Strasbourg département du Bas-Rhin, condamné à Mort comme réfractaire à la loi, le 14 prairial an 2, par le tribunal criminel du dit département.
  • WOLBERT Laurent, cultivateur, domicilié à Obershaeffolsheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 4 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg.
  • WOLFFGANG-FRINDEL, domicilié à Maistratzheim, département du Bas-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire le 22 Octobre 1793, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg.
  • YUNG G., cordonnier, âgé de 33 ans, né à Strasbourg, département du Bas-Rhin, condamné à mort le 29 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme chef de la fraction Shoëder.
  • ZIMMERMANN Jérémie, marchand de chandelles, domicilié à Strasbourg département du Bas-Rhin condamné à mort le 8 brumaire an 2, par la commission révolutionnaire séante à Strasbourg, comme ayant vendu au dessus de la taxe.
  • ZUEMSTEIM Jacques, journalier, domicilié à Hegenheim, département du Haut-Rhin, condamné à mort le 2 florial an 2, par le tribunal criminel du dit département, comme distributeur de faux assignats.

 

HAUT-RHIN

  • BAFFRAY Michel, garçon cloutier, domicilié à Munster, canton de Colmar, département du Haut-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, par le tribunal criminel du département du Haut-Rhin.
  • BARONECK Nicolas, criblier, domicilié à Mittelmuespach, canton d'Altkirck, département du Haut-Rhin, condamné à la déportation, le 15 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département du Haut-Rhin.
  • ECKERT Catherine, domiciliée à Orschoirs, département du Haut-Rhin, condamnée à la déportation, le 9 brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.
  • HEIMGARTNER Elizabeth, domiciliée à Oricgvir, département du Haut-Rhin, condamnée à la déportation le 9 brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.
  • KESTLER Magdeleine, cuisinière, domicilié à Nidermorschwir, département du Haut-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 22 brumaire an 2, par le tribunal criminel dudit département.
  • SCHANEMBOURG François, chef de légion, domicilié à Colmar, département du Haut-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, contumace, le 5 frimaire an 2, par le tribunal révolutionnaire du 2ème arrondissement de l'armée du Rhin.
  • UNCRER Reine, domiciliée à Orschwir, département du Haut-Rhin, condamnée à la déportation, le 9 brumaire an 2, par le tribunal criminel du dit département.
  • VASSEUR François Alexis, graveur, domicilié à Colmar, département du Haut-Rhin, condamné à mort le 11 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département comme espion, et distributeur de faux assignats.
  • VEIBELL Jacques, domicilié à Vettville, département du Haut-Rhin, condamné à mort comme émigré, le 16 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département.
  • VENDLING Ignace, laboueur, domiclier à Guémar, département du Haut-Rhin, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 14 frimaire an 2, par le tribunal criminel didut département.

 

VOSGES

  • ANTOINE Nicolas, ex-curé de Dompaire, y demeurant, canton de Mirecourt, département des Vosges, condamné à mort comme réfractaire le 24 Germinal an 2, par le tribunal criminel du dit département.
  • ARNOULD Joseph, (dit la Tempête), âgé de 28 ans, né à Hupsi, département des Vosges, soldat au 1er bataillon du 18ème régiment, ci-devant, compagnon menuisier à Mericourt, condamné à mort le 29 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire, de Paris, comme convaincu d'avoir tenu des propos tendants à ébranler la fidélité des soldats envers la république, et au rétablissement de la royauté.
  • BARTHELEMY Nicolas François, âgé de 41 ans, ex curé domicilié à Sessouges, canton de Darney, département des Vosges, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 24 vendémiaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.
  • CANEL Joseph, perruquier, âgé de 38 ans, né à Syraucourt, département des Vosges, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 5 ventôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir tenu publiquement des propos contre-révolutionnaires
  • HADOL François Maximilien, ancien curé de Genicourt, domicilié à Genicourt, département des Vosges, condamné à mort le 2 messidor an 2, tribunal criminel du département de la Meurthe, comme réfractaire à la loi.
  • LABRUDE Benoît, instituteur, âgé de 33 ans, né à Châtillon, département des Vosges, domicilié à Lyon, département du Rhône, condamné à mort, le 27 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire de Lyon, comme contre-révolutionnaire.
  • LALLEMAND F. âgé de 23 ans, né à Ligny, département des Vosges, condamné à mort le 2 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris comme conspirateur.
  • MARÉCHAL Nicolas Antoine, domicilié à Chatel-sur-Moselle, département des Vosges, condamné à mort comme émigré, le 18 floréal an 2, par le tribunal militaire du 1er arrondissement de l'armée des Pyrénées-Occidantales.
  • NICOLAS Léopold, imprimeur, juré du tribunal révolutionnaire de Paris, membre de la commune, âgé de 35 ans, né à Méricourt, département des Vosges, domicilié à Paris, département de la Seine, mis hors la loi par décret de la convention nationale du 10 thermidor an 2, comme traître a la patrie exécuté le 12.
  • NOEL Jean Baptiste, homme de loi, âgé de 65 ans et quelque mois, né et domicilié à Aimeront, département des Vosges, député à la convention nationale par ledit département, condamné à mort, le 18 frimaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'une conspiration contre l'unité et l'indivisibilité de la république , et de la fraction de Brissot, Vergniaud et autre, et par suite des malheureuses journées des 31 mai, 1 et 2 juin.
  • RACLOT Jean Baptiste, ex curé de Thuvet, domicilié à Montigny, département de la Haute Marne, condamné à mort, comme émigré le 20 pluviôse an 2, par le tribunal criminel du département des Vosges.
  • SAUGEON Jean, âgé de 53 ans, né à Besançon, département du Doubs, homme de loi, se disant cultivateur, domicilié à Rhuillière, département des Vosges, condamné à mort le 7 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur et ayant dit que la République n'était pas bonne, qu'il fallait un roi.
  • VALLOUR Marie Isidore, capitaine au régiment des chasseurs des Vosges, domicilié à Morin-la-Montagne, département du Pas-de-Calais, condamné à mort comme émigré, le 19 messidor an 2, par le tribunal militaire de l'armée du Nord.