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Le Site de Béatrice et Gilles BATAILLE-WINTERHALTER LES APOTRES DE JESUS Connaissez-vous
les douze apôtres? A l’origine, ce sont les disciples de celui qui les
choisis comme apôtres, ceux qu’il a envoyé pour répandre sa parole.
On retrouve cette mention dans les évangiles de Mathieu (Mt 28,19.) Le
mot « disciple » fait référence à « celui qui apprend » ou « qui
suit ». Le mot « apôtre fait référence à « celui qui est envoyé
».
Dans
le vocabulaire liturgique, le mot « Apôtre » ou « l’Apôtre »
désigne la lecture de l’Épître néotestamentaire ou des Actes des
Apôtres qui précède généralement celle de la péricope évangélique. LES GROUPE DES DOUZE Il est plus juste de parler du « Groupe des Douze » disciples choisis par Jésus.Les apôtres et le groupe des Douze dans les Évangiles Pendant son ministère terrestre, les douze furent appelés disciples. Les 12 disciples suivirent Jésus-Christ, apprirent de lui et furent formés par lui. Après la résurrection et l’ascension de Jésus, les disciples étaient envoyés par Jésus pour être ses témoins (Matthieu 28:18-20 ; Actes 1:8). Ils furent alors appelés les 12 apôtres. Le chiffre douze est hautement symbolique, surtout pour Israël. Il représentent le peuple nouveau tel qu'il sera rassemblé par Dieu à la fin des temps (Mt 19,28) ; le chiffre douze évoquant les douze tribus d'Israël. Il renvoie donc au fait que Jésus a reçu pour mission de rassembler la totalité du. Après
la mort du dernier membre des Douze, ce groupe n'est plus renouvelé.
Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme
les successeurs des Apôtres, dans la succession apostolique, c'est-à-dire
que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux Apôtres. Dans les Évangiles,
Matthieu, Marc, Jean et Luc donnent des listes, listes différentes
selon chacun. Selon Matthieu : « Puis,
ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de
chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute
infirmité. Selon Marc : « Il
monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu’il voulut,
et ils vinrent auprès de lui. Il en établit douze, pour les avoir
avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser
les démons. Voici les douze qu'il établit : Simon, qu'il nomma
Pierre; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels
il donna le nom de Boanergès, qui signifie fils du tonnerre; André;
Philippe; Barthélemy; Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée;
Thaddée; Simon le Cananite, et Judas Iscariote, celui qui livra
Jésus. » — (Mc 3:13-19) Selon Luc : « En
ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il
passa toute la nuit à prier Dieu. Quand le jour parut, il appela
ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom
d'apôtres: Simon, qu'il nomma Pierre ; André, son frère ;
Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélemy ; Matthieu ;
Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Simon, appelé le zélote ;
Jude, fils de Jacques ; et Judas Iscariote, qui devint traître. »
— (Lc 6:12-16) Selon Jean : L'évangéliste
Jean ne donne pas une liste pareille à celles de Marc, Luc et
Matthieu; cependant, l'épisode conclusif de son évangile, le miracle
au Lac de Tibériade , est introduit par une liste des apôtres
en forme réduite, la suivante : « Simon
Pierre, Thomas appelé le Jumeau, Nathanaël de Cana en Galilée,
les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble. »
— (Jn 21:2) L'événement
fondateur : la Pentecôte. Juste avant son Ascension, Jésus promet à ses Apôtres
: "Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit
Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de
la terre." (Ac 1,8) Le jour de la Pentecôte étant arrivé... "Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites
de feu ; elles se partageaient et il s'en posa une sur chacun
d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent
à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait
de s'exprimer." (Ac 2,3-4) Les douze apôtres
sont représentés dans l'art chrétien avec le Livre saint, la croix,
ou les instruments de leur supplice (à l'exception de Jean, tous
moururent martyrs). LA LISTE DES 12 DISCIPLES – APÔTRES
![]() PIERRE ou
SIMON PIERRE - fêté le
29 juin Né
à Bethsaïde en Galilée, habitant sans doute dans la maison de
son beau-père à Capharnaüm, fils de Jonas, Simon est pécheur sur
le lac de Tibériade avec son frère André et les deux fils de Zébédée,
Jacques et Jean. Marié, puisque Jésus soigna sa belle-mère (Mc
1,29-31)
Pierre fut celui à qui Jésus promet : " Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, je te donnerai les
clefs du Royaume des cieux... " Après la Résurrection, c'est encore à lui que Jésus
confie d'être "le berger" de ses agneaux. Pierre, le
rocher sur lequel repose l'Eglise ! C'est pourtant bien lui, l'humble
pêcheur de Galilée, Simon fils de Jonas, que Jésus appelle à devenir
"pêcheur d'hommes"... Simon-Pierre a pourtant renié trois fois son Maître,
par peur, au moment de sa Passion ! Relevé de sa chute, se sachant
pardonné par Jésus, il reçoit de lui la mission d'affermir la
foi de ses frères. Le
Nouveau Testament conserve de lui deux épîtres (la deuxième fut
longtemps contestée dans l'antiquité et pose encore problème aujourd'hui)
et son influence est sensible dans l'Évangile de Marc qui fut
son disciple. Plusieurs
écrits apocryphes portent son nom : *
l'Évangile de Pierre
, dont un fragment conservé dans un manuscrit grec du VI ème
siècle découvert en Egypte en 1886 décrit la Passion et la Résurrection
du Christ, selon une traduction proche de celle des évangiles
synoptiques mais contenant également des éléments originaux (II
ème siècle). *
les Actes de Pierre, conservés en grec, en latin et en copte,
décrivent la lutte de Pierre contre Simon le magicien ainsi que
son martyre sous le règne de Néron (fin II ème siècle - début
III ème siècle)
*
l'Apocalypse de Pierre,
conservée en éthiopien dans sa totalité, se présente comme une
révélation de Jésus à Pierre sur les événements de la fin des
temps (milieu IIème siècle). Sa
venue à Rome, son quatrième emprisonnement et son martyre (selon
les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête en bas pour
ne pas subir le même sort que son maître) sur la colline du Vatican
entre 64 et 67 sous l'empereur Néron sont attestés par une longue
et ancienne tradition remontant au 1ère siècle (CLÉMENT de
Rome, Lettre aux Romains 5,1-5; Ascension d'Isaïe; EUSEBE, Histoire
de l'Eglise III 1-2; saint JEROME, De Viris Illustribus I )
acceptée par les historiens modernes. Celle-ci
a été confirmée par les inscriptions des premiers siècles laissés
par les pèlerins venus à Rome et par les fouilles menées pour
Pie XII de 1939 à 1950, effectuées sous la basilique qui porte
son nom. Celle-ci a été édifiée sur l'emplacement d'une tombe
par l'empereur Constantin vers 320. Ces fouilles ont ainsi mis
à jour, à la verticale de l'autel papal actuel, un "mur rouge"
daté entre 150 et 161 ainsi qu'un monument funéraire, reposant
sur deux colonnettes , composé d'une tablette de marbre perpendiculaire
à ce mur et de deux niches superposées, une au-dessus et une en-dessous
de la tablette. Ce monument, déjà cité vers 200 par un certain
Gaius comme "trophée de Pierre" (EUSÈBE, Histoire
ecclésiastique, II, 25,5-7) est construit au-dessus d'une tombe
vide creusée dans le sol qui fut donc l'objet d'un culte
bien avant Constantin. Perpendiculairement à ce mur rouge furent
découverts des graffiti contenant des centaines de noms, dont
une trentaine de fois celui du Christ sous la forme de deux lettres
grecques, chi et rho ainsi qu'une cavité contenant de ossements
et des morceaux de tissus, teints en pourpre et tissés de fils
d'or. Les os appartenaient à un même squelette, celui d'un homme
âgé d'une soixantaine d'années, dont le crâne manquait. Rappelons
que la tête de saint Pierre repose au-dessus de l'autel de la
basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. En
juin 1968, le pape Paul VI proclama officiellement l'authenticité
de cette découverte.
Pierre
est le premier évêque de Rome et le patron des pêcheurs. Représentation : Pierre porte les clefs du Royaume
des cieux (Mt 16,19) ou parfois il est parfois accompagné du coq
qui chanta lors de son reniement. (Mt 26,74-75).
ANDRE
– fêté le 30 novembre André, le frère de Simon-Pierre, fils de Jonas, était
pêcheur aussi, de Bethsaïde, au bord du lac de Tibériade en Galilée. Disciple de Jean-Baptiste, il fut l'un des deux premiers
apôtres à rencontrer Jésus sur le bord du Jourdain au lendemain
de son baptême. (Jn 1,40) Il
vint alors annoncer à son frère : " Nous avons trouvé le
Messie ! " et l'amena à Jésus.
Prédication en Scythie, au nord de la mer Noire, et en Asie mineure. Il meurt vers l'an 60 à un âge fort avancé par crucifixion à Patras, en Grèce, sur ordre du préfet d'Achaïe appelé Égée. Il y prêcha durant deux jours, dit-on, avant d'être flagellé par les soldats et de mourir sur une croix en X, d'où le nom de croix de Saint-André, emblème officiel de l'Écosse. Le patronage d'André sur l'Écosse repose sur une légende qui affirme qu'au IVème siècle, saint Rule aurait rapporté ses reliques de Patras à l'emplacement de l'actuelle ville de Saint AndrewsL'Eglise de Constantinople a choisi André comme patron, en qui elle reconnaît " le premier appelé ". Représentation : André, tient une croix en forme de X, instrument de son martyre. JACQUES
LE MAJEUR, surnommé par Jésus « fils du tonnerre »
– fêté le 25 juillet Jacques, né à Béthsaïde en Galilée, fils de Zébédée
et Salomé, avec Jean son frère, ils étaient les compagnons de
travail de Pierre et André sur le lac de Tibériade. Jacques appartient au petit groupe des intimes de Jésus,
avec Pierre et Jean, qui furent témoins de la résurrection de
la fille de Jaïre, de la Transfiguration du Seigneur et de son
agonie à Gethsémani. Jésus avait surnommé les deux frères « boanerges »
(en grec, "fils du tonnerre", (Mc 3,17) sans doute en raison de leur désir de punir par
le feu céleste ses opposants. Jacques fut décapité à Jérusalem sous le règne d'Hérode
Agrippa entre 41 et 44. Depuis le IXè siècle, on vénère à Compostelle
- où son corps aurait été ramené
- le tombeau de Saint Jacques. " En avançant un peu, il vit Jacques, fils de Zébédée,
et Jean son frère, eux aussi dans leur barque en train d'arranger
les filets ; et aussitôt il les appela. Et laissant leur père
Zébédée dans la barque avec ses employés, ils partirent à sa suite.
" (Mc 1,19-20) Jacques,
est le patron de l'Espagne, des pèlerins , des laboureurs et des
fourreurs.
Représentation : Jacques le Majeur tient un long bâton de pèlerin et arbore la coquille
du pèlerinage de Compostelle. D'où vient la coquille saint Jacques ? Une légende du IXè siècle fait de Jacques le Majeur
l'apôtre de l'Espagne et veut que son corps soit enchâssé à Compostelle,
qui est devenu le troisième haut lieu de pèlerinage de la chrétienté,
après Jérusalem et Rome. Autre
représentation : Saint Jacques est représenté comme un vieillard
barbu, avec un chapeau orné d'une coquille, ou avec une ou plusieurs
coquilles près de lui, ou encore habillé en pèlerin avec un sac
de voyage et un bâton. JEAN, - fêté
le 27 décembre Frère cadet de Jacques le Majeur, né à Béthsaïde en
Galilée, fils de Zébédée et Salomé Il est " le disciple que Jésus aimait ", qui
repose sur la poitrine du Seigneur à la dernière Cène. Il est celui qui, au pied de la croix, reçut Marie pour
mère et fut témoin de la blessure causée par le coup de lance
du soldat. Arrivé le premier au tombeau du Christ le matin de Pâques,
Jean fut le premier disciple à croire en sa résurrection (Jn 20,2-8).
Un
texte apocryphe grec, les Actes de Jean, remontant peut-être au
IIème siècle, décrit les déplacements et les activités de l'apôtre
dans plusieurs villes d'Asie mineure, Milet, Smyrne et plus particulièrement
Éphèse où il aurait fait creuser le tombeau dans lequel il se
couchera. Seul
parmi les apôtres à ne pas avoir subi le martyre, la légende rapporte
qu'il échappa miraculeusement deux fois à la mort : quand il fut
jeté à Rome dans un bassin d'huile bouillante et quand il but
une coupe empoisonnée qu'un prêtre païen le défiait de prendre.
Représentation : Son symbole, comme évangéliste, est l'aigle, allusion à la pensée perçante
du premier des théologiens. On le représente également, comme
apôtre, avec une coupe contenant un serpent. PHILIPPE
– fêté le 3 mai Originaire de Bethsaïde en Galilée, sur le lac de Tibériade
comme Pierre et André, marié et père de deux filles
(Eusèbe de Césarée), Il fut disciple de Jean-Baptiste avant de rencontrer
Jésus et de le suivre (Jn 1,43-44). Il est lié avec André, auquel il en réfère. Tous deux
sont réalistes et attendent de Jésus la solution, lors de la multiplication
des pains (Jn 6,5-7). Le jour des Rameaux, Philippe sert d'intermédiaire à
certains Grecs qui demandaient à voir Jésus (Jn 12,20-22). C'est
lui qui, à la dernière Cène, dit à Jésus : " Seigneur, montre-nous
le Père, et cela nous suffit ", obtenant de lui la réponse
: " Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me
connais pas, Philippe ? Qui m'a vu a vu le Père. " Ce dialogue
de Jésus et de Philippe est aujourd'hui au coeur de la prière
de l'Eglise. " Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : " Celui
dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les Prophètes, nous
l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth ".
Nathanaël lui dit : " De Nazareth, peut-il sortir quelque
chose de bon ? " Philippe lui dit : " Viens et vois
". " (Jn 1,45-46) Ses
reliques furent transférées à Rome et conservées dans la basilique
des Douze-Apôtres avec celles de Jacques, fils d'Alphée. Deux
textes apocryphes portent son nom :
*
l'Évangile selon Philippe,
texte gnostique écrit en copte, découvert en 1945 dans la bibliothèque
de Nag Hammadi en Égypte. Malgré son nom, cette oeuvre, datée
du milieu du IIème siècle, est surtout constituée d'une suite
de discours se rapportant au Christ, au monde, à la vie communautaire
et aux sacrements gnostiques (baptême, onction, eucharistie, rédemption,
chambre nuptiale). *
les Actes de Philippe qui décrivent les multiples succès
missionnaires de l'apôtre à Athènes, dans la ville inconnue de
Nicatera, parfois assimilée avec Césarée et finalement à Hiérapolis.
Cette oeuvre complexe, utilisée par certaines sectes hérétiques
de Phrygie, est datée du IV ème ou du Vème siècle. Selon
la tradition, Philippe prêcha en Gaule (ISIDORE de Séville, JULIEN
de Tolède ) , en Grèce, chez les Scythes au nord de la Mer Noire
et en Phrygie où il fut crucifié fort âgé à Hiérapolis, l'actuelle
Pamukalé en Turquie, vers l'an 60. D'après
la vie de saint Philippe écrite par l'écrivain SYMÉON Métaphraste
au Xème siècle à partir des Actes, Philippe guérit un riche
habitant de la ville de Hiérapolis ("la Sainte"), aveugle
depuis quarante ans, du nom de Stachys; il le convertit ainsi
que la femme du proconsul Nicanor. L'apôtre fut pour cela arrêté,
jeté en prison, flagellé puis suspendu la tête en bas, des cordes
étant passées par ses talons. L'apôtre Barthélémy fut son compagnon
dans la prédication comme dans la passion et Marianne, soeur de
Philippe assista à leur supplice, parmi une grande foule. Or un
tremblement de terre effraya le peuple et menaça de tuer un grand
nombre. Leurs supplications les sauva du châtiment divin. Barthélemy
fut alors délié mais Philippe interdit de les détacher. Puis,
priant pour tous, il mourut peu après et fut enseveli par Barthélemy
et Marianne, un 24 novembre. Philippe
est le patron de l'Uruguay avec Jacques le Mineur. Representation :
avec la longue croix de son martyre ou avec des pains et des poissons
pour rappeler la multiplication des pains BARTHELEMY,
qui pourrait être celui que l’on nomme Nathanaël – fêté le 24
août Nathanaël, a été amené par Philippe à Jésus après l'avoir
rencontré lui-même au bord du Jourdain. Barthélemy, originaire de Cana en Galilée (Jn 21,12),
appartiendrait alors au groupe des tout premiers appelés avec
Jean, André, Pierre et Philippe. Jésus dit de lui : " Voilà un véritable fils d'Israël,
un homme qui ne sait pas mentir. " (Jn, 1,47) En effet, ce
qui frappe chez Barthélemy, c'est le changement radical que provoque
en lui sa rencontre avec Jésus : peu après avoir manifesté son
scepticisme à Philippe : " De Nazareth, peut-il sortir quelque
chose de bon ? " (Jn 1,46), il
confesse le Messie : " Rabbi, c'est toi le Fils de
Dieu ! C'est toi le Roi d'Israël ! " (Jn 1,49) " La
tradition rapporte qu'il fut missionnaire dans de nombreux pays,
en Asie Mineure (Actes de Philippe) où il participa au martyr
de Philippe, en Inde (Eusèbe, les Actes de Barthélemy
décrivent même son martyre dans ce pays mais il peut s'agir d'un
pays autour de la mer rouge selon la terminologie antique), en
Perse et surtout en Arménie où il aurait été écorché vif et décapité,
ou crucifié, sur les bords de la mer Caspienne. Ses reliques,
trouvées en Mésopotamie, auraient été transférées à Rome, dans
l'église Saint-Barthélemy sur le Tibre. Très populaire en Angleterre
(le reste d'un de ses bras se trouve dans la cathédrale de Canterbury)
et en France (relique à Toulouse), il y est invoqué pour protéger
les enfants contre les maladies nerveuses. Barthélemy,
fêté le 24 août dans l'Église catholique et le 11 juin dans l'Église
orthodoxe est le patron des marchands de sel, des tanneurs et
des travailleurs du cuir.
Représentation :
avec des couteaux à dépecer ou souvent représenté la peau tout
écorchée MATTHIEU
– fêté le 21 septembre Il serait originaire de Capharnaüm. Marc l'appelle " Lévi,
fils d'Alphée", Luc simplement "Lévi". Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de
Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts).
Il lui dit : " Suis-moi ". L'homme se leva et le suivit.
" (Mt 9,9-10) Matthieu, dont le récit de la vocation tient en trois
lignes, suscite toujours l'admiration devant la promptitude et
la générosité de sa réponse. Le métier de publicain était alors
honni par les Juifs, car il s'agissait de faire payer l'impôt
pour les occupants romains. De plus, ces gens-là prenaient pour
eux-mêmes un supplément, ce qui les rendait d'autant plus désagréables
à la population. C'est à cette occasion qu'il révèle : " Je ne suis
pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. " (Mt 9,13) CLÉMENT
d'Alexandrie (Stromates, II, 1) loue simplement sa sobriété :
"Matthieu, écrit-il, ne se nourrissait que de graines sèches,
de légumes et jamais de viande ". Selon saint Irénée, il
aurait évangéliser la Palestine et selon Eusèbe de Césarée, la
Perse. Le martyrologue romain prétend qu'il prêcha en Éthiopie
et qu'il y fut martyrisé. Ses reliques auraient été transportées
en Bretagne puis à Salerne en Italie, à la fin du Xe siècle probablement. Matthieu
est le patron des percepteurs, des comptables, des douaniers et
des banquiers.
Représentation : il est habituellement représenté en train d'écrire son évangile aidé par
un ange. A la différence des autres évangélistes dont le symbole
est un animal , il est représenté par un homme ailé, en raison
der son souci de la généalogie humaine de Jésus. En tant qu'apôtre
son symbole est l'instrument de son martyre (lance ou épée ou
hache) ou les sacs d'argent du collecteur d'impôts. THOMAS ou
Didyme (c’est à dire « le jumeau » – fêté le 3 juillet Les
mots Thomas et jumeaux sont voisins en hébreu, Teoma, et en araméen
Teom Thomas
est connu pour n'avoir pas cru toute suite à la Résurrection du
Christ : " Si je ne vois pas dans ses mains la marque des
clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je
ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas. "
(Jn 20,28)
Pourtant, en voyant Jésus ressuscité, Thomas fait l'une
des plus belles confessions de foi : " Mon Seigneur et mon
Dieu ! " (Jn 20,28) Dans l'Evangile de Jean, à la dernière
Cène, on voit les Apôtres interroger tour à tour leur Maître sur
ses paroles énigmatiques. Ainsi Thomas reçoit-il la lumière : " Je suis le
Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans
passer par moi. " (Jn 14,5-6) Un
texte apocryphe porte son nom, l'Évangile selon Thomas , découvert
lui aussi en 1945 dans la bibliothèque de Nag Hammadi en Égypte
et daté vraisemblablement du début du IIème siècle. Dans cette
oeuvre se présentant comme un recueil de 114 paroles attribuées
à Jésus, parfois fort proches des évangiles synoptiques mais sans
aucun élément bibliographique, l'apôtre est considéré presque
comme l'égal de Jésus, "son jumeau", comme le dépositaire
exclusif de révélations secrètes (Ev Th sentences 1 et 13).
Une
tradition très ancienne (GREGOIRE de NAZIANCE, Discours 33 et
EUSEBE, Histoire d el'Eglise II,40), reprise par le texte apocryphe
des Actes de Thomas, rédigé sans doute à Édesse en Syrie au nord
de la Mésopotamie au début du IIIème siècle, lui attribue une
mission en Parthie, en Perse et en Inde où il aurait été martyrisé
dans l'état du Kerala, près de la ville de Madras sur le mont
Saint-Thomas, tué à coup de lance par des soldats. D'après Ephrem
(Chronique d'Edesse), ses reliques auraient été ensuite transférées
à Édesse en 394 puis à Ortona en Italie. Proclamé apôtre de l'Inde
par le pape Paul VI en 1972. Il
est le patron des constructeurs, des architectes et des théologiens. Représentation : Thomas tient une lance ou est
parfois représenté avec une équerre ou une règle d'architecte,
allusion à un savoir-faire que la tradition lui a attribué. parce qu'une légende raconte qu'il aurait promis un palais à un roi indien
et ne l'aurait construit qu'au ciel… JACQUES LE
MINEUR ou « le petit » (Mc 15, 40) – fêté le 3 mai Jacques,
Galiléen, fils d'Alphée,
sa mère serait la sœur de Marie mère de Jésus. A
ne pas confondre avec le frère de Jean (Jacques le Majeur). Il
faut sans doute le distinguer aussi de Jacques " le frère
(= cousin) du Seigneur " (Mc 6,3), que l'on connaît davantage.
Jésus
apparut à Jacques après sa Résurrection (1 Co 15,7) et celui-ci
écrivit peu avant sa mort une Lettre, qui a pris place dans le
Nouveau Testament. Il
fut martyrisé en 62 à l'instigation du grand prêtre Ananos II.
Une
tradition rapporte qu'il fut jeté du haut du Temple de Jérusalem,
lapidé et scié par les juifs, une autre qu'il aurait prêché en
Palestine et aurait été crucifié en Égypte. Ses reliques furent
transférées à Rome et conservées dans la basilique des Douze-Apôtres
avec celles de Philippe.
Représentation :
Jacques le Mineur est représenté avec un battoir de blanchisseur
ou tenant un glaive. SIMON
LE ZELOTE (Lc 6,15), ou le « Zélé » (Mc 3,18) appelé aussi Simon le Canatite par Marc (Marc 3:18) - fêté le 28 octobre Il
serait le frère de Jacques le Juste (Mt 13,55 et Mc 6,3 ),
comme lui fils de la sœur de la mère de Jésus et/ou femme de Cléophas
(?). Il serait donc le cousin du Christ et il succéda à son frère
Jacques sur le siège de Jérusalem , de 62 à 106 Simon est appelé le " Zélé " ou le "
Zélote " pour avoir appartenu au parti extrémiste des Zélotes,
qui préconisait la résistance active à la domination romaine et
menait de temps à autre des opérations de révolte. Il aurait parcouru l'Égypte et la Cyrénaïque
en Afrique et une tradition (FORTUNATUS, VI ème siècle) le fait
mourir martyr en Perse au côté de l'apôtre Jude. D'après
une autre tradition (EPIPHANE, IX ème siècle), sa tombe se trouverait
dans le Caucase. Il
mourut, coupé en deux et très âgé, à plus de cent ans, sous le
règne de l'empereur Trajan. Représentation : son attribut est un poisson sur un livre car Simon était connu comme un
grand pêcheur d'hommes grâce à la puissance de l'Évangile, ou
une scie à cause de son supplice . JUDE, appelé aussi
Thaddée par Marc (Mc 3,16-19 ; Mt 10,2-4 ), et Judas fils de Jacques par Luc (Luc 6:16) - fêté le 28 octobre A la dernière Cène, c'est lui qui déclare à Jésus :
" Seigneur, qu'y a-t-il pour que tu doives te manifester
à nous et non pas au monde ? " obtenant de lui la promesse
: " Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père
l'aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons chez lui
une demeure. " (Jn 14,22-23) Il
ne faut pas le confondre avec l'auteur de la Lettre de Jude dans
le Nouveau Testament, qui est un parent de Jésus.
D'après
un apocryphe (Passion de Simon et de Jude) il aurait prêché en
Assyrie, en Arabie et en Perse avec Simon, et aurait
été martyrisé près de Beyrouth au Liban. Les reliques de Jude
et de Simon auraient été transférées à Saint-Pierre de Rome vers
le VIIIème siècle. Saint
JÉRÔME (Sur saint Matthieu, X,4 et EUSÈBE, Histoire ecclésiastique,
II, 23) affirment quant à eux qu'un certain Thaddée fut
envoyé en 43 à Édesse, ville de Mésopotamie auprès du roi Abgar.
Il y accomplit beaucoup de guérisons, fut mêlé au récit de la
lettre de Jésus-Christ envoyée à Abgar, un des premiers témoignages
de l'histoire du Linceul de Turin (ou Saint Suaire) et
y mourut paisiblement. Mais rien ne prouve qu'il s'agisse de l'apôtre
Jude : ces témoignages pourraient concerner un des 72 disciples,
portant le même nom de Thaddée. De
même, un Jude, frère de Jacques, de Simon et de Joseph est présenté
comme "frère du Seigneur " en Mt 13,55
et Mc 6,3. Le problème d'identification est le même que
pour Jacques le Mineur. Jude est connu comme le patron des causes perdues, quand les prières aux autres saints ont échoué car son culte a toujours souffert de la ressemblance de son nom avec Judas Iscariote. Son symbole est la lance de son martyre ou un navire faisant allusion à son activité de missionnaire au-delà des mers. Représentation : Jude tient une scie ou avec une
massue ou une épée, et il est parfois accompagné d'une barque.
On le retrouve aussi portant une image de Jésus à la main ou près
de sa poitrine. Son symbole est aussi la lance de son martyre ou un
navire faisant allusion à son activité de missionnaire au-delà
des mers MATTHIAS
– fêté le 14 mai Matthias
a remplacé Judas l'Iscariote après sa trahison.
Matthias
ne nous est-il connu que par le récit de son élection (Ac 1,15-26)
entre l'Ascension et la Pentecôte. Pour
être choisi comme Apôtre, Pierre explique qu'il faut avoir suivi
Jésus depuis son baptême jusqu'à son Ascension, afin de devenir
" témoin de sa résurrection " (Ac 1,22). En
effet, avoir vécu avec Jésus, entendu son enseignement, partagé
son intimité, puis avoir mangé et bu avec lui après sa résurrection,
c'est là l'expérience irremplaçable qui permet aux Apôtres de
parler avec assurance et leur donne la force de sceller leur témoignage
dans leur sang. On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui
fut dès lors associé aux onze Apôtres. "(Ac 1,26) Il
aurait évangélisé la Palestine, ainsi que l'Éthiopie ou la Cappadoce
(centre de la Turquie actuelle) où il aurait été lapidé et frappé
par la hache.
Matthias,
patron des ingénieurs et des bouchers. Représentation :
Matthias est représenté avec une hache et un livre ouvert portant
son nom ou il tient parfois un glaive ou une massue. CAS
PARTICULIERS …
JUDAS l’Iscariote S’il
a été un disciple de Jésus, il ne peut être considéré comme un
apôtre. Il
aurait « vendu » Jésus pour 30 pièces d'argent aux grands
prêtres de Jérusalem. Jésus se trouvait dans les jardins de Gethsémani.
Judas le désigne aux gardes en l'embrassant (l'expression « baiser
de Judas » désigne aujourd'hui un baiser de traître). Le
Nouveau Testament fait mourir Judas peu de temps après, suivant
deux versions ; la version la plus souvent citée est celle
de l'Évangile selon saint Matthieu : « pris
de remords, il se pendit peu après sa trahison non sans avoir
rendu leurs 30 pièces d'argent à ses commanditaires », Matthieu
27(5). L'autre version, Actes des Apôtres 1(18), indique : « Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime, est tombé, s'est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues ». Découvert
en Égypte en 1978, révélé en 1983 aux chercheurs, l'Évangile de
Judas est conservé en copte, langue des chrétiens d'Égypte, justement
dans un manuscrit du III - IV ème siècle et a été rédigé en grec
vers le milieu du IIème siècle. Déjà critiqué par IRENEE de Lyon
vers 180 dans son œuvre "Contre les hérésies", cet apocryphe
interprète cette trahison comme l'obéissance de Judas à un ordre
divin. En effet, selon les conceptions gnostiques de cette époque,
comme le monde serait mauvais, Jésus devait se sacrifier pour
révéler le vrai Dieu qui est bon et donc demander à Judas de le
livrer. Mais ce texte ne nous révèle rien sur la vie de l'apôtre
sauf qu'il ne serait pas suicidé sinon comment aurait-il pu écrire
son évangile ?
Représentation :
il est représenté par trente pièces, salaire de sa trahison et
une corde, instrument de son suicide par pendaison. PAUL,
ou Saul, Apôtre des nations ... , également appelé « l »Apôtre »,
ou apôtre des gentils Certains
considèrent Matthias comme un membre « invalide » des 12 apôtres
et pensent au contraire que l’Apôtre Paul était le choix de Dieu
pour remplace Judas Iscariote comme douzième disciple. Quand on fait référence à "l'Apôtre", dans
un ouvrage de tradition chrétienne, c'est de saint Paul qu'il
s'agit. Pourtant, Paul, alias Saul de Tarse, dit de lui-même
: "je suis le moindre des apôtres, je ne mérite pas d'être
appelé apôtre". (1 Co 15,9) De fait, il n'a pas connu Jésus durant les jours de
sa vie terrestre et n'a pas fait partie du groupe des "douze"
apôtres. Bien plus : il menait "une persécution effrénée
contre l'Eglise de Dieu" ! (Ga 1,13) Ce n'est que plusieurs années après Pâques, alors qu'il
faisait route vers Damas, que Saul eut la révélation de Jésus
ressuscité et reçut la vocation d'annoncer l'Evangile aux nations. LES 72 DISCIPLES DE JESUS
Le
nom des 72 (ou 70) ne se trouve pas dans le canon des Ecritures,
mais la tradition relayée principalement au sein de l'Eglise orthodoxe
en a nommé une bonne partie.
Les traditions divergent néanmoins, et les traductions de la Bible
diffèrent semble-t-il sur le nombre. L'Evangile
selon saint Luc (10:1) mentionne, 70 disciples que Jésus "envoya
deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les
lieux où Lui-même devait aller". Mais la Bible de Jérusalem
indique en effet 72 (suivant en cela la traduction de Saint Jérôme).
La tradition orthodoxe parle de 70, mais en ajoutant qu' «aux 70 apôtres en ont été joints deux autres : l'apôtre Céphas auquel est apparu le Seigneur après Sa résurrection (1 Cor. 15, 5) et Siméon appelé Niger (Actes 13, 1), car ils se sont aussi illustrés par l'apostolat». On trouve deux listes orthodoxes pour la "Synaxe des 70 Disciples" avec des précisions diverses (peu de différences : certains noms répétés, alors que quelques autres sont omis) Première
version : Luc et Marc (auxquels est attribuée la rédaction de
deux Evangiles, le premier mentionnant lui-même, donc, cet envoi
en mission); Cléopas; Zachée; Etienne, Philippe, Prochore, Nicanor,
Timon et Parménas (6 des 7 premiers diacres); Achaïcus, Agabus,
Amplias, Ananias, Andronique, Apelle, évêque d'Héraclée, Apelle,
évêque de Smyrne, Apollos, Aquilas, Archippe, Aristarque, Aristobule,
Artémas, Asyncrite, Barnabe, Carpus, Céphas, César, Clément, Codrat,
Crescent, Epaphrodite, Epénète, Eraste, Evode, Fortunatus, Gaïus,
Hermas, Hermès, Hérodion, Jacques ("frère du Seigneur",
évêque de Jérusalem), Jason, Justus, Lin, Luc, évêque de Laodicée,
Marc, évêque d'Appoloniade, Marc, évêque de Byblos, Narcisse,
Olympas, Onésime, Onésiphore, Patrobas (dit aussi par la tradition
"Maximin", avis aux provençaux qui retrouveront aussi
Trophime à Arles), Philémon, Philologue, Phlégon, Pudens, Quartus,
Rufus, Silas, Sosipater, Sosthène, Stachys, Sylvain, Tertius (secrétaire
de Paul), Timothée, Tite, Trophime, Tychique, Urbain et Zénas...
Auxquels on ajoute donc le deuxième Céphas sus-mentionné et Simeon
"Niger", ce qui fait le compte.
Hippolyte de Rome a livré avant l'an 235 des informations sur
ce que la tradition gardait de ces disciples, où ils partirent
en mission, où ils furent évêques, où il moururent (le plus souvent
martyrs). ICONOGRAPHIE MYSTERIEUSE …
Extraits de tableaux représentant la Cène, Jésus et
ses douze apôtres. Léonard de Vinci (1452-1519) A la droite de
Jésus, un surprenant personnage … Une femme ? Serait-ce Marie-Madeleine ?
Etrange idée, mais sur ce point les avis divergent naturellement
… Ou simplement
facétie du peintre ?
L'expression
« le disciple que Jésus aimait » se retrouve pour la
première fois dans l'évangile selon Jean au chapitre XIII, versets
23-25 : « Un
des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein
de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui
dont parlait Jésus. Et ce disciple, s'étant penché sur la poitrine
de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » Christian
Doumergue nous éclaire à ce sujet : à l'origine, le « disciple
que Jésus aimait » était bien Marie-Madeleine et c'est elle
qui était représentée dans la Cène. Par la suite, quand l'Eglise
identifia le « disciple que Jésus aimait » à Jean, elle
s'efforça d'occulter la présence de Marie-Madeleine, qui était
bien trop gênante, lors du dernier repas. Mais la tradition iconographique
perdura car on ne put éliminer toutes ces représentations. Certaines
échappèrent donc à la destruction et servirent encore de modèles
aux artistes futurs. Il fallut alors expliquer pourquoi Jean était
représenté sous les traits d'une femme et on justifia cette particularité
par l'invraisemblable virginité du disciple.
Ceci
peut expliquer la tradition, en effet, mais pas le fait que plusieurs
artistes de la Renaissance aient peint intentionnellement Marie-Madeleine
dans leur « Cène ». |